‹ La liturgie dominicaineChapitre 155 sur 178 · SAINT NICOLAS · texte numérisé non relu

SAINT NICOLAS

confréries consacrent ce patronage. C’est pourquoi dans de nombreuses églises, on trouve les statues de ces deux protecteurs de la jeunesse. Nicolas est né en Lycie. Dès sa plus tendre jeunesse, il se montra doux et bon pour tous. Il avait un cœur compatissant, sensible à toutes les misères humaines, morales et physiques- Dans un voyage en Terre-Sainte, il passa par la ville de Myre, métropole de la Lycie. Les évêques de la province ecclésiastique étaient réunis pour choisir leur métropolitain. Ils eurent révélation de prendre pour cette charge importante le premier chrétien qui entrerait le lendemain matin dans l’église. Ce premier fut Nicolas. Il devint ainsi, par le propre choix de Dieu, archevêque de Myre. Sa bonté extrême n’empêchait pas qu’il fût intrépide pour défendre la foi ou simplement la justice. Sous Dioclétien et Maximin, il eut à subir l'exil et la prison. Constantin le rétablit sur le siège de Myre. Mais lui-même ayant condamné injustement trois officiers, qui se recommandèrent à la protection de Nicolas dut les délivrer, Le saint lui apparut plein de menaces, On dit aussi qu’il ramena à ja vie trois enfants tués cruellement par un boucher. C’est ce miracle qui lui valut la protection de la jeunesse. Au Concile de Nicée, celui qui condamna l’Arianisme et sauva la foi de l'Eglise à la divinité de Jésus, Nicolas était présent. Il acclama le Sauveur du monde.

: Il mourut à Myre, mais son corps fut transporté, au temps des Croisades, à Bari, en Italie. Il y repose dans une gloire qui n’a point vieilli.

Avec Nicolas redisons de tout notre cœur :

Je crois en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, né

du Père avant tous les siècles, Dieu de Dieu, lumière de lumière, Dieu vrai de Dieu vrai, engendré, non créé, consubstantiel au Père...

Ce Credo de notre foi, nous le répétons aujourd’hui avec sécurité, sans nous rappeler, pour en remercier Dieu, que chaque mot a coûté à ceux qui l’établirent des fatigues excessives, des luttes dangereuses, leur sueur et leur sang. Ils ont semé dans les larmes, ce que nous chantons avec joie.

Saint Ambroise, Evêque et Docteur de l'Eglise.

MESSE : In medio, p. [14].

Oraison : « Dieu, qui avez donné à votre peuple, le bienheureux Ambroise, comme un ministre du salut éternel, faites que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans le ciel celui que nous avons eu pour docteur de vie sur la terre ».

Ambroise, l’évêque de Milan, est üne des figures les plus nobles qui aient illustré l'Eglise de Dieu.

Il était le fils d'un préfet des Gaules. Sur ses lèvres de petit enfant un essaim d’abeilles vint se reposer. Symbole gracieux de son admirable éloquence. Elevé à Rome, dans l'amour de la science, pénétré de l’esprit de justice, selon les

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