‹ La liturgie dominicaineChapitre 170 sur 178 · SAINT THOMAS DE CANTORBÉRVY A · texte numérisé non relu

SAINT THOMAS DE CANTORBÉRVY A

vous ne l’avez pas privé des instances de ses. lèvres.

Alleluia, Alleluia. Le juste se réjouit dans le Seigneur, il espère en lui. Tous les cœurs droits seront glorifiés ».

Evangile selon saint Jean, c. 10.

« En ce temps-là, Jésus dit aux Pharisiens: Je suis le bon Pasteur. Le bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis. Le mercenaire et celui qui n’est pas le pasteur, auquel les brebis n’appartiennent pas, voit le loup venir, laisse les brebis et s'enfuit. Et le loup entraîne les brebis et les disperse. Le mercenaire fuit parce qu’il est mercenaire et que les brebis ne lui importent pas.

Je suis le bon Pasteur, Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent. Comme le Père me connaît, moi aussi je connais le Père et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie, il me faut les amener, elles entendront ma voix et il n’y aura plus qu’une seule bergerie et un seul pasteur. >»

Le Pontife, dit saint Paul, pris parmi les hommes est établi en faveur des hommes pour les relier à Dieu. Il a la charge de ceux que Dieu lui confie. C’est le bon Pasteur, dont Jésus nous offre en sa propre personne le modèle parfait. Lui, il se donne pour ses brebis, il ne vit que pour ses brebis. C’est son rôle unique de Pontife suprême : ramener à Dieu ceux qui sont éloignés de lui. Tout prêtre doit l’imiter, car Jésus seul est prêtre et les autres prêtres ne le sont que par participation à son caractère de prêtre. De sorte que, tout prêtre, pour être vraiment prêtre, non pas seulement de caractère mais bien de fonction, doit, comme Jésus, vivre, se dévouer et mourir, s’il le faut, pour les brebis qui lui sont confiées. Tout le sacerdoce de Jésus

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passe dans l’âme du prêtre. Qui en a la puissance doit en avoir les œuvres.

Thomas de Cantorbéry fut ce prêtre jusqu'à la mort. Il fut vraiment, à l’exemple de Jésus et par la vertu de son sacerdoce, le bon Pasteur.

Il était rentré en Angleterre, il avait repris le

gouvernement de son diocèse. Mais la lutte entre

le roi et lui n’était qu'assoupie. Henri II ne pensait à lui qu'avec colère. Des courtisans se char- . gèrent d'activer ses désirs de vengeance. Car, en somme, devant le Pape, le roi de France et toute la chrétienté, Henri Il sentait bien qu’il était le vaincu.

Pour lui plaire et satisfaire leurs ambitions, des amis du roi se rendirent à Cantorbéry. Ils y arrivèrent quand l’archevêque entouré de son clergé, récitait l’office des Vêpres dans sa cathédrale. On Favertit et aussitôt ses clercs voulurent, pour le protéger, fermer les portes : « Non, ditil, une église ne se défend pas comme un camp de soldats. » Il ouvrit lui-même les portes toutes grandes, se mit à genoux, se recommanda lui et

son Eglise à Dieu, à la sainte Vierge, à saint.

Denis, aux autres Patrons de son diocèse et, vaillamment, sans peur, il offrit sa tête aux bourreaux. Ils le frappèrent avec tant de rage que sa cervelle rejaillit sur tout le pavé du temple. 4

Ce glorieux martyre eut lieu en 1171.

Offertoire : « Seigneur, vous l’avez couronné de gloire et d'honneur. Vous l'avez établi audessus des œuvres de vos mains ».

Secrète : « Seigneur, daignez purifier nos

fautes, par ce sacrifice et, pour le célébrer, sanc-

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