VASTES
SAINT SILVESTRE 453 tifier les corps et les cœurs de vos serviteurs ».
Communion : « Que celui qui veut me suivre, sé renonce lui-même, prenne sa croix et me suive ».
Postcommunion : « Rassasiés par la participation à cette sainte offrande, nous vous demandons, Seigneur notre Dieu, par l’intercession du bienheureux Thomas, votre Martyr et Pontite, de ressentir les effets du sacrifice célébré en son honneur ».
Saint Silvestre, Pape. .
MESSE : Sacerdotes, p. [10], sauf ce qui suit.
Oraison : « Accordez-nous, Dieu tout-puissant, -
que la vénérable solennité du bienheureux Silvestre, votre Confesseur et Pontife, augmente en nous la piété et l’espoir du salut ».
Epître : Testificor, commun des Docteurs, p. [14].
Graduel : « Voici le Grand-Prêtre qui, pendant sa vie, a plu à Dieu. — Il n’y en eut pas de semblable à lui pour conserver intacte la loi du Très-Haut.
Alleluia, Alleluia. Jai trouvé David, mon serviteur, je l'ai oint avec l'huile sainte »
Silvestre fut un pontife heureux, très heureux. Prêtre de l'Eglise Romaine à l’âge de trente ans, il succéda au Pape Melchiade. Mais à son élection au Siège de saint Pierre, l'Eglise sortait triomphante des catacombes. Constantin était empereur. [l portait publiquement et avec fierté le signe de 1a croix. Toute liberté était donnée aux chrétiens de professer ouvertement leur foi, de construire des églises. Le règne du Christ Jésus sur le monde entier commençait.
Silvestre jouit pleinement, saintement de ce triomphe. Il eut la joie de baptiser Constantin. En sa personne, ii baptisait l'empire romain. II fonda les basiliques de Latran, de Saint-Pierre, de Saint-Paul, des Saints-Apôtres et d’autres encore.
H fit plus.
Bâtir des temples de pierre et de marbre était bien, mais il fallait surtout établir sur des bases solides la foi chrétienne et la défendre contre ses ennemis.
Silvestre réunit un Canale à Nicée, que prési- . dèrent ses légats. Constantin v fut présent.
Dans ce Concile, où tant de saints et intrépides champions de la foi luttèrent pour en protéger la vérité, Arius, l’impie détracteur du Christ, fut solennellement condamné. Condamnation que Silvestre lui-même approuva et renouvela dans un autre Concile réuni à Rome même, sous sa présidence.
Il convenait que, à l’heure de la liberté chié: tienne, la divinité absolue du Christ Jésus fût officiellement reconnue. Par cette reconnaissance, la foi chrétienne, celle des Apôtres et des Mar-