‹ La liturgie dominicaineChapitre 30 sur 178 · LE BIENHEUREUX BENOIT XI · texte numérisé non relu

LE BIENHEUREUX BENOIT XI

gloire, ils se réjouissent dans leurs demeures. La louange de Dieu est sur leurs lèvres ».

Secrète : « Nous vous offrons, Seigneur, ces prières et ces présents, mais afin qu’ils soient dignes d’être agréés de vous, faites que nous soyons secourus par l’intercession de vos bienheureux apôtres Pierre et Paul ».

Communion : « C'est moi qui vous ai choisis dans le monde, afin que vous portiez des fruits et que vos fruits demeurent ».

Postcommunion : « Seigneur, protégez votre peuple, et comme il a confiance dans la protection de vos apôtres, Pierre et Paul, gardez-le en le défendant continuellement ».

Le bienheureux Benoît XI Pape, de notre ordre.

MESSE : Sfatuit, p. [12].

Oraison : « Dieu, qui avez élevé au ciel par la grâce de votre bénédiction le bienheureux Benoît, votre Pontife, sanctifiez votre peuple par une nouvelle bénédiction de votre grâce, et,

par ses mérites et ses prières, protégez-nous contre tous les maux par votre puissance ».

De naissance très humble à Trévise, où sa mère, devenue veuve, devait, pour vivre, faire le blanchissage du couvent des Dorminicains, Nicolas Boccasino sut, par son intelligence et sa piété, s’attirer la bienveillance des Pères. A l’âge de quatorze ans il prit l’habit. Pendant quatorze ans il étudia les sciences divines et humaines et pendant quatorze ans encore il fut professeur. Religieux éminent en savoir et en vertu, il parcourut tous les degrés de la hiérarchie de l’ordre, jusqu'au suprême. Maître général en 1296, il fut promu au cardinalat à la fin de 1298, par le Pape Boniface VIII qui lavait en très haute estime.

L'Eglise était alors bouleversée par les prétentions laïques du roi de France, Philippe le Bel, qui, poussé par de mauvais conseillers, entendait soustraire sa personne et son administration royale à tout contrôle de l'Eglise. Il laïcisait le pouvoir, oubliant que l'Eglise a le droit de demander compte à ceux qui le détiennent de la justice chrétienne de son exercice. Par ailleurs, Philippe le Bel avait en face de lui un Pape de caractère plutôt violent qui, au lieu de s’efforcer d’adoucir le conflit, l’irrita par ses déclarations cassantes. Le choc était inévitable. Les mauvais conseillers du roi osèrent attenter à la dignité du Pape et l’un d'eux lui donna un soufflet. Tout l’entourage de Boniface VIII avait fui devant Sciarra et Nogaret. Seul, le cardinal Boccasino, debout, près le siège du Pontife, protesta ainsi desa fidélité.

Boniface VIII était un vieillard. Il mourut peu après. Les suffrages des cardinaux se portèrent sur le cardinal Boccasino. Il lui appartint, sous le nom de Benoît XI, de pacifier l'Eglise

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