‹ La liturgie dominicaineChapitre 40 sur 178 · LA BIENHEUREUSE JEANNE D'ORVIETO · texte numérisé non relu

LA BIENHEUREUSE JEANNE D'ORVIETO

divine offrande que nous venons de consommer nous sanctifie et nous fasse les cohéritiers des célestes vertus ».

La bienheureuse Jeanne d’Orvieto, Vierge de notre Ordre.

MESSE : Gaudeamus, p., p. [25].

Oraison : « Dieu, qui avez comblé des faveurs célestes la pureté admirable et l’ardente charité de la bienheureuse Jeanne, votre vierge, faites que nous soyons tellement désireux de posséder ses vertus, que nous .vous plaisions toujours * par la chasteté de la vie et la pureté de nos affections ».

Humble tertiaire, des temps primitifs de l’ordre, Jeanne se donna à Dieu de tout son cœur.

Désireux de reproduire en son âme les traits de son bienheureux Père Dominique, elle fut comme lui pauvre des biens de la terre, austère dans ses pénitences, fervente dans sa prière. Comme la plupart des saintes de l’ordre, Jeanne célébra pendañt toute sa vie la douloureuse Passion de Jésus. C'était sa dévotion intime. Et le Maître, qui aimait cette âme très pure, lui fit éprouver toutes les douleurs qu’il souffrit lui-même. De sorte que, dans la retraite où elle vivait, Jeanne, par ses souffrances et sa prière, contribua puissamment au salut des âmes.

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Notre grande force d’apostolat est plutôt dans nos souffrances que dans nos paroles. Et si chacun de nous utilisait cette force, la grâce de Dieu descendrait plus abondante sur les pauvres pécheurs. Mais pour comprendre ce principe et se l’assimiler, pour le faire produire, il faut d’abord comprendre ou essayer de comprendre la douloureuse Passion de Jésus. Elle est la lumière projetée par Dieu, sur toute souffrance humaine. Lumière bienfaisante pour la consolation de celui qui la reçoit, bienfaisante également pour les âmes dont le salut y est attaché.

Jeanne d’Orvieto mourut en 1306, à l’âge de quarante-deux ans.

Le bienheureux Augustin de Biella,

Oraison : « Accordez-nous, Seigneur Jésus, par les mérites et l'exemple du bienheureux Augustin, votre Confesseur, d’étouffer tellement en nous par la pénitence les convoitises de la chair, que nous croissions sans cesse dans votre grâce et votre connaissance ».

Augustin est un des grands religieux réformateurs du XV*siècle. Jeune encore il entra dans l’ordre dont il prit intégralement l'esprit, Religieux

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