‹ La liturgie dominicaineChapitre 5 sur 178 · I. — MESSE : Laetabitur · texte numérisé non relu

I. — MESSE : Laetabitur

Introït : « Le juste se réjouira dans le Seigneur et espérera en lui; et les cœurs purs seront glorifiés. — Ecoutez, Seigneur, ma voix suppliante : délivrez mon âme de la crainte de l’ennemi.

Epître de l’Apôtre S. Jacques. — C. I.

« Mes très chers frères, Heureux celui qui souffre patiemment les tentations et les maux de cette vie ; car, lorsque sa vertu aura été éprouvée, il recevra la couronne de vie que Dieu a promise à ceux qui l’aiment. Que nul ne dise, lorsqu'il est tenté, que c’est Dieu qui le tente :car Dieu est incapæble de tenter ét de pousser au mal. Mais chacun est tenté par sa propre concupiscence, qui l’emporte et qui l’attire vers le mal. Quand la concupiscence a conçu, elle enfante le péché ; et le péché, étant consommé, engendre la mort. Ne vous y trompez donc pas, mes très chers frères : toute grâce excellente et tout don parfait vient d’en haut, et descend du Père des lumières, qui ne peut recevoir ni changement ni ombre par aucune révolution. C’est lui qui, par sa volonté, nous a engendrés par la parole de vérité, afin que nous fussions Ccmme lesiprémices de ses créatures, »

Graduel : « Vous avez mis, Seigneur, sur Sa tête une couronne de pierres précieuses. — Vous avez rempli le désir de son âme, vous ne lui avez pas refusé ce que demandaient ses lèvres. Alleluia, alleluia. — Le juste se réjouira dans le

La liturgie dominicaine. — VIII. A

Seigneur, et espérera en lui, et les cœurs ni seront glorifiés. Alleluia.

Temps de la Septuagésime.

Trait : « Heureux l’homme qui craint le Seigneur, et qui se complaît dans l’observance de sa loi. Sa postérité sera puissante sur la terre : la race des justes sera bénie. — La gloire et les richesses sont dans sa maison ; et sa justice demeure éternellement.

Evangile selon saint Luc, c. 14 :

« En ce temps-là, Jésus dit au peuple : Si quelqu'un vient à moi, et ne hait pas son père et sa mère, sa femme et ses enfants, ses frères, ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple : et celui qui ne porte pas sa croix, et ne marche pas à ma suite, ne peut être mon disciple. Car, quel est celui d’entre vous qui, voulant bâtir une tour, ne calcule auparavant à loisir la dépense qui sera nécessaire, pour voir s’il aura de quoi l'achever, de peur qu'après avoir jeté les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui verront ce bâtiment imparfait ne commencent à se moquer de lui, en disant : Cet homme a commencé à bâtir, mais il n’a pas pu achever ? Ou quel est le roi, qui se mettant en campagne pour combattre un autre roi, n’examine auparavant, et à loisir, s’il pourra marcher avec dix mille hommes contre un ennemi qui s’avance vers lui avec vingt. mille ? S'il ne le peut, il lui envoie des ambassadeurs lorsqu'il est encore loin, et lui fait des propositions de paix. Aïnsi, quiconque parmi vous ne renonce pas à tout ce qu’il a, ne peut être mon disciple. » à

Offertoire : « Seigneur, vous avez mis sur sa tête une couronne de pierres précieuses.

Communion : « Vous lui donnez une grande gloire en le sauvant, une gloire et une splendeur sublimes, Seigneur.

COMMUN DES SAINTS | [3] IL. — MESSE : Sacerdotes.

Introït : « Prêtres du Seigneur, bénissez le Seigneur ; saints et humbles de cœur, chantez les louanges de notre Dieu. — Ouvrages du Seigneur, bénissez tous le Seigneur : célébrez éternellement ses louanges et sa gloire.

Epître de saint Paul aux Corinthiens, II, c. 1e

« Mes frères, béni soit Dieu, le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation, qui nous consolè dans tous nos maux, afin que, par la même force avec laquelle Dieu relève notre courage, nous puissions aussi consoler les autres dans leurs maux ; car, à mesure que les souffrances de Jésus-Christ augmentent en nous, nos consolations augmentent aussi par Jésus-Christ. Or, si nous sommes affligés, c’est pour votre instruction et pour votre salut ; et si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation ; si nous sommes encouragés, c’est pour votre encouragement et votre salut, qui s'opère par la patience à supporter les maux que nous supportons nous-mêmes ; et c’est ce qui nous donne une ferme confiance pour vous, sachant que, comme vous avez part aux souffrances, vous aurez aussi part aux consolations, en Jésus-Christ Notre-Seigneur, »

Graduel : « J'ai trouvé David, mon serviteur, je l'ai sacré de mon huile sainte ; ma main le secourra, et mon bras le fortifiera. — L’ennemi n'aura point l'avantage sur lui, et l'enfant d’iniquité ne pourra lui nuire. Alleluia, alleluia. — Vous avez mis, Seigneur, sur sa tête une couronne de pierres précieuses. Alleluia.

Temps de la Septuagésime.

Trait : « Vous avez rempli les désirs de son cœur, et vous n'avez point rejeté les prières de sa bouche. — Vous l’avez prévenu de bénédic-

SN 4%" No RES [4] | LA LITURGIE DOMINICAINE

tions et de grâces. — Vous avez mis sur sa tête une couronne de pierres précieuses.

Evangile de saint Matthieu, c. 16:

« En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Si quel. qu'un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra ; et celui qui perdra sa vie pour l'amour de moi, la retrouvera. Et que servirait à un homme de gagner tout l’univers, s'il vient à perdre son âme ? Par quel échange pourra-t-il la racheter, s’il vient à la perdre ? Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père avec ses Anges : et alors il rendra à chacun selon-ses œuvres. »

Offertoire : « Vous l’avez couronné d'honneur et de gloire, et vous lui avez donné l'empire sur les œuvres de vos mains, Seigneur. »

Communion : « Que celui qui veut venir après moi, renonce à soi-même, porte sa croix et me suive. »

Pour un Martyr non Pontite.

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