‹ La liturgie dominicaineChapitre 62 sur 178 · LA BIENHEUREUSE EMILIE BICCHIERT · texte numérisé non relu

LA BIENHEUREUSE EMILIE BICCHIERT

et son intercession, nous méprisions nous-mêmes les illusions dangereuses du monde et nous vous aimions de tout notre cœur ».

Emilie fait encore partie de la glorieuse phalange des Prêcheresses du XIII° siècle, puisqu’elle mourut à l’âge de soixante-dix ans en 1314. Mais c’est une Prêcheresse qui, une des premières peut-être, inaugura la vie conventuelle des Tertiaires régulières.

Elle naquit à Verceil, de famille opulente, Avec les biens qu’elle eut en partage, elle fonda, près de Verceil, un monastère dédié à sainte Marguerite. Mais ce monastère n’était point pour des sœurs du second ordre. Elle y réunit, avec l'autorisation du Maître-Général, des tertiaires de la Pénitence de Saint-Dominique. Au lieu de rester dans leur famille, comme faisaient ordinairement les Tertiaires,’ celles-ci se grou-

* pent, se mettent en clôture, pour suivre la règle

du Tiers-Ordre. La clôture est plus ou moins rigoureuse selon les cas. Mais, de toutes façons, la règle suivie, dès la fondation de Verceil, était celle du Tiers-Ordre et non du second.

Cette fondation eut lieu, à Verceil, un samedi, le 3 juillet 1255. A cette date, les Pères de Verceil vendent leur couvent, dédié alors à saint Paul, à « dame Emilie, fille de feu sieur Pierre Biccheri, citoyen de Verceil » comme le dit Pacte de vente. Emilie ne bâtit donc pas un nouveau monastère, mais utilisa la première résidence des Prêcheurs à Verceil. Elle y mena la vie la plus sainte, toute de pénitence, de contemplation. Comme tant d’autres Dominicaines

. elle avait pour la douloureuse Passion du Sauveur

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