MOIS DE SEPTEMBRE
Le bienheureux Guala, Confesseur, de notre Ordre.
MESSE : Sacerdotes, p. [10].
C’est un des premiers disciples de saint Dominique. Il naquit à Bergame, à la fin du XII° siècle et, jeune encore, se voua, entre les mains du bienheureux Père, au ministère apostolique. Il lui plut tellement par sa vie grave, austère et la douceur de son caractère que, bientôt après sa formation religieuse, Dominique l’envoya comme Prieur au couvent de Brescia. Sa mañière aimable de gouverner, tout en exigeant une pratique sévère de la règle, lui valut la confiance et l'affection des Frères Il gagna
également, par sa bonté, par sa charité envers les pauvres, l'estime de tous les citoyens de Brescia.
Homme très instruit par ailleurs, très habile à concilier les difficultés humaines, Guala devint un des familiers du Pape Grégoire IX, qui se servit de ses lumières pour administrer l'Eglise. Il fut un Paciaire émérite, entre les Républiques italiennes et l'Empereur Frédéric IL, pour les soumettre à l'autorité du Saint-Siège.
Grégoire IX lui confia l'évêché de Brescia.
Mais là, son esprit pacifique fut mis en échec par les rivalités populaires. Obligé de quitter son peuple, il se réfugia près de Bergame chez les moines de Vallombreuse. Cependant, à force de prières, à force aussi de bonté, il put rentrer à Brescia. Guala mourut en 1246, laissant après lui la mémoire d’un saint et bon religieux, dévoué au salut des âmes.
C'est lui qui, au moment de la mort de saint Dominique, étant à Brescia, eut cette vision d’une échelle allant de la terre jusqu’au ciel et par où montait le bienheureux Père.
Avec Dominique, avec son fils bien aimé Guala, efforçons-nous de monter sans cesse les degrés mystiques de cette échelle. Rester au premier, serait lâcheté. Et quand nous croirons être déjà plus haut, nous constaterons que les degrés montés ne sont rien devant ceux.qui restent à gravir. Montons toujours, par notre foi, par notre amour, en haut se tient le Père - qui est dans les cieux. Il nous attend pour nous étreindre dans ses bras.
La bienheureuse Catherine de Raconigi, Vierge, de notre Ordre.
MESSE : Gaudeamus, p. [25].
Oraison : « Seigneur, notre espérance. qui avez rempli de vous le cœur de la bienheureuse Catherine et qui l’avez orné de l’abondance des célestes dons, accordez-nous par l’intercession d’une si grande vierge, que soit fixé tout entier dans notre cœur, celui qui, pour nous, fut fixé tout entier sur la croix, notre Seigneur Jésus- Christ ».
Cette prière exprime tout ce que fut Catherine de Raconigi. Elle porta dans son cœur, toute sa vie, l’image fidèle et vivante de Jésus Crucifié. Elle avait comme une passion de souffrir. Car elle comprenait combien, pour elle et pour tous, le Fils de Dieu, fait homme, avait souffert. Et en contemplant Jésus sur la croix, elle sentait en elle un désir infini d'y monter avec lui. Elle y monta. Quand une âme se donne ainsi sans réserve, le Maître en prend possession et fait qu’elle le représente tel qu’il est. Ce fut lapostolat de cette tertiaire que l’on a comparée pour son immolation à sainte Catherine de Sienne. La mission ne fut pas la même, mais l'amour de Jésus Crucifié s’éleva à la même hauteur.