L'IMPRESSION DES STIGMATES DE S. FRANÇOIS
les marques des coups qu’il avait reçus pour l'amour de son Maître. Chacun de nous doit porter dans son corps ou dans son âme, dans les deux, s’il plaît à Dieu, ces « marques de Jésus » qui sont les souffrances physiques et morales acceptées avec foi. Tout chrétien est par la souffrance un Christ vivant. Si on ne comprend pas ainsi la souffrance, on n’est pas avec Jésus. Souffrir avec foi est un signe de salut.
Graduel : « La bouche du juste proclame la sagesse, sa langue la justice. —- La loi de Dieu est dans son cœur ; ses pas ne seront point chancelants.
Alleluia, Alleluia. François, pauvre et humble, entre riche dans le ciel, il est honoré par des
hymnes célestes ».
: On le voit, le Frère François, si pauvre, si indigent sur terre, si petit à ses propres yeux et aux yeux du monde, on le voit paraître devant Jésus, ayant comme lui les marques de sa douloureuse Passion. Il paraît, il entre dans le ciel comme un riche, riche d'amour de Dieu, qui est l'unique richesse. Aussi, on l’accueille avec des chants de triomphe, et lui, si humble, si dénué de toute chose humaine, il monte, il monte très haut dans la béatitude éternelle. Cette richesse est à notre disposition. Mais on ne peut avoir les deux richesses : la richesse terrestre qui prend le cœur et satisfait toutes ses convoitises, et la richesse de l'amour de Dieu qui détache le cœur de tout. Il faut choisir.
Evangile selon saint Matthieu, c. 16.
« En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : si quelqu'un
veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, prenne
ot bd tr, Re.
sa croix et me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra. Maïs celui qui. perdra la vie à cause de moi, la trouvera. Que sert à l’homme de gagner le monde entier, s’il vient à perdre son âme ? Que pourra-t-il donner en échange de son âme ? Le Fils de l’homme doit venir avec ses Anges dans la gloire de son Père et alors
il rendra à chacun selon ses œuvres. »
Jésus donne précisément le choix : La vie éternelle dans la joie de Dieu pour ceux qui ont le courage de juger le monde, la vie humaine à ‘son juste mérite, ou bien la perte éternelle de la vie, loin de Dieu. À chacun selon ses œuvres. La sentence est terrifiante, mais elle est juste.
Offertoire : « Ma vérité, ma miséricorde sont avec lui. Il sera glorifié en mon nom ».
Secrète : « Seigneur, sanctifiez les offrandes que nous vous consacrons et, par l’intercession ‘du bienheureux François, purifiez-nous de toutes. nos fautes >.
Communion : « Il fut le serviteur fidèle et prudent, que le Seigneur a établi sur sa maison, pour donner à chacun, au moment voulu, la part de froment ».
Postcommunion : « Dieu, qui avez représenté de nombreuses manières les mystères admirables de la croix dans le bienheureux François, votre Confesseur, accordez-nous de suivre les exemples de sa piété et de nous protéger par la pensée assidue de cette même croix ».
Le bienheureux Jean Massias, Confesseur, de notre Ordre, MESSE : Os justi, p. [18].
Oraison : « Dieu, qui avez prévenu le bienheureux confesseur Jean de l'abondance de vos grâces, et qui l’avez fait briller par la candeur de ses mœurs dans une humble condition, accordez-nous de suivre si fidèlement ses exemples, que nous puissions arriver à vous, l’âme purifiée ».
Jean Massias est espagnol. Jeune encore il . fut privilégié par la grâce de Dieu, qui lui fit comprendre l’inanité des joies humaines. Pauvre, il dut garder les brebis. Le bon Pasteur Jésus se fit le compagnon de ses longues heures de solitude. Il apprit au berger les grandeurs de Dieu, il lui révéla sa bonté infinie. Et peu à peu, Jean Massias, oubliant toutes les choses de la terre, quitta sa patrie, parcourut les régions de l'Amérique du Sud, en laissant partout les plus beaux exemples de sainteté. Arrivé à Lima, il se rendit au couvent des Prêcheurs, dédié à sainte Marie-Madeleine, et supplia les religieux de l’accepter comme Frère Convers. Le petit berger d’autrefois continuait ainsi sa vie laborieuse. Mais, sous lhabit de saint Dominique, cette. vie de labeur devint pour lui une vie de lumière et de charité, Cet illettré parlait des mystères de Dieu comme un docteur et son amour était si ardent
pour Celui qui se révélait dans l’intime de son âme, qu’il recherchait les moyens les plus durs à la nature pour lui en donner la preuve.
Jean vécut ainsi de longues années, humble, pénitent, consumé par l’amour de Dieu. Il mourut en 1645. Dieu, qui exalte les humbles, glorifia son serviteur par des prodiges si éclatants que le Pape Grégoire XVI le béatifia solennellement.
Jean suivit la voie droite qui mène à Dieu, la voie de renoncement à tout ce qui est de Ia terre. La voie est ouverte à tous. Heureux ceux qui la prennent.
Saint Janvier et ses Compagnons, Martyrs,
LA MESSE
Introït.: « Seigneur, que les gémissements .
des enchaînés montent en votre présence : Rendez à nos oppresseurs sept fois ce qu’ils ont voulu faire contre nous. Vengez le sang de vos saints qu’ils ont répandu. — Dieu, les nations sont entrées dans votre héritage, elles ont souillé votre temple, elles ont fait de Jérusalem une cabane à garder des fruits ».
Oraison : « Dieu, qui nous réjouissez par ta solennité annuelle de vos saints martyrs Janvier et ses compagnons, accordez-nous avec