SAINT FRANÇOIS D'ASSISE
Aucun service de l’art n’a perforé ces membres, la nature n’a pas imprimé ces signes ni l’œuvre douloureuse du marteau.
Par ces marques de la Croix que tu as portées, qui t'ont fait triompher du monde qui t'ont fait vaincre la chair ennemie, merveilleuse victoire, François, protège-nous, défends-nous dans l’adversité, Afin que nous méritions la récompense dans la céleste gloire.
Père bon, Père saint, que le peuple dévot, par ta prière, avec la foule des Frères mérite la récompense éternelle.
Rends concitoyens des Bienheureux.
Ceux que ta règle dirige, que le troupeau des Mineurs possède les joies éternelles.
Evangile selon saint Matthieu, c. 11.
« En ce temps-là, Jésus répondit : Je vous bénis, mon Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que vous avez caché ces mystères aux savants et aux sages, tandis que vous les avez révélés aux petits. Oui, mon Père, je vous bénis de ce que telle a été votre volonté. Tout a été mis en mes mains par mon Père. Et personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père, et personne ne connaît le Père si ce n’est le Fils, et celui auquel. le Fils voudra le faire connaître. Venez tous à moi, vous qui peinez à la tâche, qui êtes surchargés et je vous soulagerai. Prenez sur vous mon joug ; apprenez de moi que je suis doux et humble de
cœur, et votre âme trouvera la paix. Car mon joug est suave, et mon fardeau léger. »
. Profond enseignement pour les âmes intérieures. Il ne s’agit ni de courir, comme dit saint Paul, ni de vouloir pour connaître le Père, pour connaître le Fils, c’est-à-dire pour recevoir en son cœur l’illumination de la foi. Ni l'étude, ni la science, ni rien d’humain ne peut élever l’âme à cette connaissance intime qui dépasse les moyens ordinaires de l'intelligence, il faut la lumière de l’Esprit-Saint. Seul, il est le révélateur de Dieu ; seul il fait connaître l’Auguste Trinité, d'une certaine manière, qu’il est même impossible d'exprimer. On voit au dedans, on sent au dedans, sans raisonnement, sans effort, par infusion, par pénétration subite, immédiate, suave. Et ce que l’on voit, ce que l’on sent, donne une certitude paisible absolue. C’est la lumière qui sanctifie, qui arrache la volonté aux attaches de la terre, qui trace devant les yeux la route, précise, nette, droite : La route que suivit François, quand il eut compris.
Alors, rien ne peut s'opposer à la marche.
On laisse tout. Il n'y a plus qu'un seul être à connaître, à aimer : Dieu, et tout le reste pour Dieu. C’est l’unité parfaite dans une âme de la lumière et de l'amour. Dieu seul, de façon absolue, comme François le voyait et l’aimait. Nu, après la première vision intérieure, devant son évêque, nu sur la cendre où il expire, après avoir tout laissé pour Dieu. Et on le voit, avec une poignante émotion, cet homme en qui Jésus était seul, portant sur ses membres les marques de Jésus, croisant ses bras en forme de croix, et, devenu à peu près aveugle pour la terre, les étendant sur ses fils pour les bénir, comme