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inquiétude en acceptant les deux ou trois cents francs que j'ai mis de côté. Vous payerez le percepteur, et dans un an, ou deux, ou trois, vous me rendrez la somme, avec les intérêts, bien entandu, car je suis strict en affaires. Voilà le service que je vous demande.
— Vous êtes un brave cœur, François, répondit Jean profondément ému, mais je ne puis accepter. Je ne pourrais pas vous rendre cet argent.
— Mais, monsieur le marquis.
— N'insistez pas. Vous me feriez de la peine. Et alors, quand doit donc se vendre la Lizardière ?
— Dans cinq ou six jours, à Bangé.
— C’est bien.
— Adieu, monsieur le marquis. Réfléchissez encore, et si...
— Adieu, mon bon François. Mais toutes mes réflexions sont faites. Je vous remercie de nouveau et du fond du cœur, mais je ne puis accepter. Adieu.
Le marquis serra la main de l'huissier et, brusquement, détournant les yeux pour cacher une larme peut-être, il rentra dans le manoir. Quant à François, il descendit le chemin pierreux, et, arrivé sur la route qui, par la gauche, mène au Lude, ct, par la droite, à Marcilly, il prit par la droite. Un peu plus loin, à l’embranchement qui monte vers Chalonnes et vers Noyant, il s'arrêta pensif, — Ah ! mais non! se dit-il, tout n’est pas fini. — Et au lieu de s’en aller vers Noyant, il continua sa course vers
Marcilly, par le chemin que la famille Désormes
avait suivi la veille, comme nous l’avons expliqué.