‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 12 sur 63 · C. — Tuberculose des lobes supplémentaires · texte numérisé non relu

C. — Tuberculose des lobes supplémentaires

La pratique de plus en plus étendue de la radiologie a permis de déceler, à l'écran, la présence de lobes supplémentaires dont l'anatomie avait déjà fait connaître l'existence. Le plus fréquent est déterminé par le cheminement anormal de la veine azygos au travers du parenchyme du lobe supérieur droit avant d'aller se jeter dans la veine cave supérieure.

Cette veine dont la projection peut se voir, sur certains clichés d'individus normaux, en bordure de la trachée, s'extériorise sur l'écran sous la forme d'une image tout à fait particulière à laquelle MM. LE Bour- DELLÈS et JALET ont décrit, de haut en bas, les trois parties suivantes: un triangle d'ombre pariétal, une ligne scissurale et, enfin, l'extrémité de la veine azygos qui donne une oôpacilé ovoïde en virgule, en lame, en

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raquelle, en ergot, qu’un œil non averti peut confondre avec un ganglion.

Contrairement à ce que nous avons dit au sujet de la scissure interlobaire supérieure, la scissure azygos peut se voir dans toutes les positions de l’ampoule sans que les feuillets pleuraux ne soient l’objet d’une inflammation: c’est qu’en effet, outre les deux feuillets viscéraux qui tapissent les bords de la scissure, celle-ci renferme deux autres feuillets qui constituent, par leur accolement le méso de la veine azygos. Ces quatre

feuillets représentent ensemble une épaisseur sufisante pour que le faisceau lumineux qui les rencontre traduise leur existence par une ombre sur l'écran.

La scissure azygos détermine donc l'existence de deux lobes : le lobe azygos et le lobe supérieur droit diminué.

Dans ces deux lobes peuvent se développer des formations tuberculeuses limitées nettement à leur partie inférieure par une ligne scissurale, et qui, suivant la hauteur à laquelle remontera l’envahissement pathologique formeront des sus-scissuriles, des lobites partielles, des lobites. ù

L'existence de la lobite azygos, bien que vérifiée anatomiquement par MM. BruLÉ et LiÈvRE, était niée par nombre d’auteurs qui interprétaient d’une facon constante, comme un signe d’alélectasie l’opacité aux rayons X du lobe correspondant. Mais MM. LE BourDeLLÈs et JALEr ont montré qu'il s'agissait bien, dans certains cas, d’une atteinte lobaire totale : « Nous avons observé plusieurs exemples, disent-ils, et l’opa-

PURE cité intense du lobe paraissait bien montrer qu’il s’agit de splénisation et non d’une atélectasie relative déterminant un voile partiel. Dans un cas, sur trois clichés successifs, pris à quelques semaines d’intervalles, il est possible de suivre l'infiltration graduelle du lobe, puis l'arrêt de cette infiltration, sur une ligne nette présentant l’apparence de la scissure azygos » (1). La lobite azygos peut soit régresser, soit s'étendre ; elle peut même être le point de départ d’une lobite supérieure droite (Le BOURDELLÈS et JALET).

L’envahissement total, par le processus tuberculeux, du reliquat de lobe supérieur limité, en bas, par la scissure interlobaire supérieure et, en haut, par la scissure azygos, constitue une autre variété de lobite que les auteurs précédents désignent sous le nom de lobite décapitée (2). Ce terme a l’avantage de désigner la limite supérieure particulièrement nette, mais présente, à notre avis, l'inconvénient de laisser subsister un doute quant à la pathogénie de cette lésion que cette dénomi-

- nation pourrait permettre de considérer comme le reli-

" thèque de Phtisiologie, Masson,édit., 1932, page 132)

quat d'une ancienne lobite supérieure droite. Or, il n’en est rien ; l'existence simultanée d’une lobite azygos et d’une lobite dite décapitée donne une image de lobite supérieure droite, mais l’une comme l’autre de ces lobites peut constituer la seule atteinte du lobe.

Il existe encore, mais très rarement, un autre lobe

(1 Le BouRDELLÈS et JALEr, — Communication à la section d’études scientifiques de l’œuvre de la Tuberculose. Séance du 12 décembre 1931. (2) Le BourpecLës et Jacer, — La Tuberculose du lobe azygos (Biblio-

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supplémentaire déterminé par l'existence d’une scissure anormale, voisine de la scissure interlobaire supérieure et qui présente une courbe à concavité inférieure. C’est le lobe cardiaque dont l’envahissement total peut exister et être la seule localisation de la tuberculose, comme ont vu MM. Le Bourpezcès et JALeT. Il constitue alors la lobile cardiaque. Cette lobite est donc, comme la lobite décapitée, comprise entre deux limites scissurales très nettes dont l’inférieure est, dans les deux cas, la scissure interlobaire supérieure ; mais la limite supérieure de la lobite cardiaque est à concavité inférieure tandis que la limite supérieure de la lobite décapitée est à concavité supérieure.

Le diagnostic entre ces différentes formations du lobe supérieur droit qui présentent une délimitation inférieure scissurale ne peut être fait qu'aux rayons X ; il est d’ailleurs, parfois, assez difficile. Quand il s’agit d'une formation limitée par la scissure azygos, ses trois caractéristiques radiologiques en permeltent le repérage précis. Sur l’écran également, ces lozalisations peuvent se confondre avec la lobite moyenne ou la pleurésie interlobaire qui sont d’ailleurs plus fréquentes que l’envahissement pathologique des lobes supplémentaires. L'étude du diagnostic de la lobite supérieure droite nous fournira l’occasion d'indiquer les moyens de distinguer ces différentes affections.

Il existe enfin des localisations lobaires, seules manifestations de la tuberculose pulmonaire qui n’affectent aucune syslématisation ct ne présentent pas de limites nettes, leur forme anatomique ainsi que leur évolution

mr lobaires ne sauraient, à aucun titres el e “eonfondues avec les lobites. FER

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