‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 14 sur 63 · PAGE · texte numérisé non relu

PAGE

A. — Période de début

MM. Léon Bernarp et L. Béraoux pensent que la lo

bite supérieure n'apparaît qu’au cours de tuberculose pulmonaire à marche lente, mais elle se manifesterait soudainement. Ce serait « un processus aigu ou tout au moins subaigu greflé sur un état chronique » (L. Béraoux). Le malade aurait été un bronchiteux, un emphysémateux bacillaire, un fibreux, un de ces tuberculeux chroniques à évolution très lente qui supportent leur malavec un minimum de réaction, et chez lequel une poussée aiguë aurait été la traduction de cette densification lobaire totale.

Arts, au contraire, comme tous ceux qui ne veulent voir dans la lobite qu’une forme particulière de la tuberculose lobaire et croient à sa nature pneumonique, décrit son début apparent, en pleine santé, avec une température élevée, dépassant parlois 40°, et un état général fortement atteint.

Devant des conceptions aussi complètement opposées nous avons, au cours de cette étude, apporté un soin tout particulier à faire préciser au patient le mode de début de sa maladie. Malheureusement, nous nous sommes heurté aux écueils qu’on rencontre toujours quand on veut déterminer le mode de début clinique de la tuberculose pulmonaire. C'est que, en effet, lorsque le malade est amené à consulter un médecin il y à déjà parfois longtemps qu’il est atteint de malaises assez intenses, qu'il n’attribue pas à la tuberculose, bien qu’ils en soient les premiers symptômes. Il n’est

a. TE EE

RSE)"T: CREER

pas rare qu’un malade considère comme une affection indépendante une atteinte qu'il qualifie, ou même que son médecin qualifie de grippe, de congestion pulmopaire, de courbature fébrile, et qui est la première manifestation clinique de l’envahissement de ses poumons par le bacille de Koch, manifestation fébrile, aiguë, qui aura disparu avec quelques jours de repos et une médicalion symplomatique, et au sujet de laquelle il n’aura plus d'inquiétude lorsque plusieurs semaines, voire même plusieurs mois après, étonné d’avoir craché du sang ou de n'avoir plus la même aptitude au travail, il se présentera devant le phtisiologue qui diagnostiquera chez lui la tuberculose pulmonaire. C’est pourquoi, en faisant préciser la genèse de la maladie nous avons considéré comme début de täberculose toute manifestation fébrile survenue chez un individu quelques jours ou quelques semaines avant le moment où lui-même fixe le début de son affection tuberculeuse.

Nous pensons que cette conceplion répond à l’exactitude des faits car si de tels malades avaient été examinés systématiquement, la bactériologie souvent, la radiologie presque toujours, auraient permis dès l’abord d'affirmer ou tout au moins de soupçonner l'existence de la tuberculose.

Nos observations portent sur 124 cas de lobite supérieure droite, dont la topographie a été mise en évidence par les rayons X et dont la nature tuberculeuse à été confirmée par la bacilloscopie,

Page 1