PTS
1°. Début brusque.
Nous avons classé dans cette catégorie tous les malades qui, sans prodromes, se sont trouvés brusquement arrètés par un état fébrile d'intensité variable. Parfois il s’agit d’une simple poussée thermique n’atteignant guère que 38° ou 38°5 ; le malade ressent dans les membres des douleurs imprécises, l’appétit diminue ; mais les malaises ne persistent pas, c’est la « courbature fébrile » qui disparaît rapidement. D’autres fois, la réaction est plus marquée, la température dépasse 39 5 et peut atteindre 40°, mais au bout de quelque temps la fièvre diminue et les malaises s’atténuent. Enfin, il est des cas, plus rares, où la température reste très élevée pendant de longues semaines ; le malade ne s’alimente pas, dépérit, reste prostré et présente tout de suite une atteinte profonde de l’état général.
La température peut être le seul phénomène qui earactérise le début brusque. Plus souvent, la toux apparait rapidement ; d'abord sèche elle s'accompagne rapidement ensuite d’expectorations muco-purulentes et l’examen bactériologique pratiqué dès ce moment pourra révéler la présence de bacilles de Koch. Les signes physiques seront d'intensité variable ; parfois difficiles à mettre en évidence, ils traduisent, s'ils existent, une condensation pulmonaire qu’un examen superficiel pourra qualifier de simple congestion:.
Ce début brusque est la caractéristique d’une forme pneumonique de tuberculose pulmonaire; nous l'avons rencontré 32 fois. Il est rare qu'après ce début aigu le malade revienne à un état normal ; le plus souvent la’
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