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pie; une fois le pneumothorax inslitué sur une lobite partielle, les parties saines du lobe s’affaissent, et, seul, reste visible à l'écran le moignon lobaire densifié.
L. Béraoux a altiré l'attention sur la confusion qui peut être faite entre une lobite supérieure et une tuberculose fibro caséeuse à topographie périhilaire lorsque celle-ci est accompagnée de sclérose bronchique ; mais l’opacité n’alteint pas la totalité du lobe. Il a montré aussi comment une sclérose pleuro pulmonaire peut en imposer pour une lobite supérieure. |
La confusion avec la pleurite interlobaire à épanchement nous semble moins facile. Celle-ci se traduit, sur l'écran, par une plage d'ombre sensiblement homogène, bien limitée en haut et en bas, mais cette obscurité, qui se termine nettement à sa partie inférieure, diminue plus progressivement d'intensité à sa partie supérieure où elle affecte, en général, la forme d’une courbe convexe vers le sommet. En tout cas, dans une pareille lésion, le sommet pulmonaire, représenté par le lobe supérieur, reste clair, son image radioscopique est normale. On peut donc confondre la pleurésie interlobaire avec une lobite partielle; on ne saurait guère la prendre pour une lobite supérieure droite.
Plus intéressant, nous semble le diagnostic avec la pleurésie enkystée du sommet. Celle-ci se présente aux rayons X sous forme d’une ombre dense, uniforme, occupant tout l’apex, mais ne descendant pas, généralement, au dessous de l’image de la quatrième côte. Elle est limitée, en dedans par le médiastin en dehors par la paroi, et, à sa partie inférieure, par une ligne à con-
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cavité supérieure oblique en bas et en dehors. C’est surtout cette dernière particularité qui permet de la différencier d’une lobite rétractée avec laquelle elle pourrait être confondue. Dans celle-ci, en effet, la li- mite scissurale est nette, oblique, en bas et en dedans, et, quand elle dessine une courbe, c’est toujours avec une concavilé inférieure.
C'est aussi la forme et la direction de cette limite inférieure qui permettront d'établir un diagnostic diftérentiel entre une lobite azygos et une lobile supérieure droite rétractée.
MM. Le BourpELLËs et Jaceront, eneffet, montré l’existence,— assez rare il est vrai — de la lobite azygos (1). Celle-ci peut former, à l'écran, une plage d'ombre triangulaire dontle bord externe est constitué par la paroi costale, dont le bord interne se confond avecle bord trachéomédiastinal et dont le bord inférieur est représenté par une ligne scissurale nette qui peut être prise pour la scissure interlobaire remontée vers l’apex sous l’influènce de la rétraction du lobe supérieur. Mais il s’agit, en réalité, de la scissure azygos qu'on reconnaitra soit à l'ombre en gouttequi constitue sa terminaison parasternale;soit, plus facilement peut-être, à sa concavité dirigée vers le sommet et à gauche.
C’est encore la forme de la limite inférieure et son orientation qui permettront de distinguer, d’uve lobite tuberculeuse, certains cas de cancer primilif du poumon. L’envahissement du lobe supérieur est une des
(1} Le BouRpELLÉS et JALET. — Loc, ct,
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