‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 22 sur 63 · STE · texte numérisé non relu

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berculose pulmonaire, une image de lobite supérieure droite. Il existe une lobite supérieure droite cancéreuse ; comme il existe une lobite supérieure droite tuberculeuse ; le diagnostic différentiel est alors impossible par la seule radiologie. 4

Par conséquent, de même que nous avons affirmé que l'examen clinique ne permettait pas de conclure à la localisation à forme de lobite, nous devons dire que la connaissance de l’image radiologique ne suffit pas à établir la nature tuberculeuse de la localisation : la lobite supérieure droite, peut, exceptionnellement, être cancéreuse.

L'examen clinique sera parfois, lui aussi, impuissant à déterminer la nature de la maladie : la tuberculose est en général l'apanage des sujets jeunes, le cancer celui des vieux ; mais ilexiste de vieux tuberculeux et on découvre, chaque année, un peu plus de jeunes cancéreux. L’amaigrissement, l’inappétence sont des symptômes communs aux deux affections, il en est de même de lhémoptysie encore qu’elle ne soit pas de même na-. ture dans les deux cas. La courbe de température n'indique pas nécessairement une évolution tuberculeuse, car l’ascension fébrile existe fréquemment au cours du cancer du poumon (Léon Bernarp). L'examen stéthacoustique donne, en cas de cancer comme en cas de lobite à plage homogène, de la submatité et une respiration soufflante sans bruits adventices. Les adénopathies sus-claviculaires ou axillaires n'auraient pas, d’après J. ANGHEL, la valeur diagnostique qu’on leur attribue classiquement en faveur du cancer. L'existence de cel-

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lules”atypiques dans les expectorations serait la signature du cancer ; mais il ne faut pas compter sur ce tesi car la recherche des cellules néoplasiques dans les expectorations est, le plus souvent négative, même dans les cas de cancer pulmonaire vérifiés post morlem.

La présence de bacilles de Koch permet d'affirmer la turberculose ; et l'impossibilité de les déceler, soit après homogénéisation, soit par. inoculation au cobaye, sera un argument sérieux en faveur du cancer. Le diagnostic différentiel pourra d’ailleurs se préciser au cours de l’évolution générale de la maladie, la persistance indéfinie d'hémoptysies nummulaires, notamment, étant en faveur du néoplasme (ANCHEL). |

Enfin, L. Béraoux a attiré l’attention sur la possibilité de l'existence de la lobite syphilitique et, parmiles observations qu’il cite, il en est une qui nous semble particulièrement intéressante. Il s’agit d’un homme de 44 ans, sans passé tuberculeux, qui, ayant contracté à l’âge de 18 ans, sous la forme d’un chancre induré de la verge, une syphilis mutilante et rebelle, traitée successivement par des pilules et des injections mercurielles, a présenté des accidents secondaires et tertiaires. On trouve chez lui, à l'examen radiologique, une image de lobite supérieure droite à plage homogène. Cinq examens de crachats, dont deux avec homogénéisation, sont négatifs. Un traitement par injections intraveineuses de novarsénobenzol amène, en moins de deux mois, un éclaircissement net de la zone de densification.

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