‹ La Lobite Supérieure Droite TuberculeuseChapitre 8 sur 63 · LOTS · texte numérisé non relu

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celui que préndront, ultérieurement, les cavernes. :

Dans l'aspect cavitaire, comme son nom l'indique, la lésion caséeuse, entièrement fluidifiée, a été drainée par les bronches, et il reste une cavité qui se traduit aux rayons par cet aspect clair, circulaire, qui traduit l'existence des cavernes : la bulle de Bouchard et ses diverses variétés. La spélonque, dans la lobite, peut être unique; elle peut aussi être multiple. Son diamètre est variable : parfois, il s'agit d’une petite caverne presque dissimulée par la clavicule, d’autres fois il s’agit de grosses spélonques dépassant la grosseur d’une mandarine et pouvant même atteindre la totalité du lobe; c’est l’évidement lobaire total, propre aux formes pneumoniques largement caséifiées (observation CXIV). Le diagnostic radiologique de cet évidement lobaire avec le pneumothorax partiel du sommet est souvent difficile. A. BERNOU a, récemment, fait remarquer que le pourtour d’une caverne fait avec la paroi costale un angle aigu tandis que les contours d’un pneumothorax font avec cette paroi un angle obtus. C’est un signe qu’il n’est pas toujours facile de mettre en évidence.

Le siège de la spélonque est variable, mais son lieu d'élection est l’angle pariéto-claviculaire où elle apparaît souvent «€ comme appendue à la clavicule » (Léon BERNARD). Parfois, l’image cavitaire ne se distingue pas à l’examen radiologique, mais elle se révèle après la création du pneumothorax artificiel ; elle apparaît alors comme un cercle clair au milieu d’un lobe supérieur dont la rétraction a augmenté la densité.

Quand une cavité occupe l’extrème sommet, ses eon-

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tours sont souvent masqués par ceux de la première côte ; et son centre, clair, peut-être pris pour du parenchyme sain; on peut ‘alors méconnaître l'existence de la lobite. Pour en faire le diagnostic, il faut la soupçonner et rechercher, en faisant fousser le malade, les signes de la caverne apicale.

Ces différents aspects de l’image radiologique peuvent être considérés comme les phases successives du processus morbide qui a produit l’envahissement total du lobe, puis sa caséification, presque toujours partielle, et son excavalion; et, si le stade de plage homogène est si peu fréquemment rencontré, cela tient à sa brièvelé, car, « les lésions s’excavent en quelques jours, presque, en quelques heures, de sorte qu’il y a à peine place pour un stade intermédiaire de caséification » (Risr et AMEUILLE). Cependant, l'aspect de plage homogène peut persister indéfiniment dans des formes fibreuses.; et peut être produit au stade termina: de guérison, dans des formes ulcéro-caséeuses dont l’évolution ultérieure vers la sclérose a amené l'effacement de l’image spéléomorphique. Enfin, comme l’a fait remarquer Béraoux la lobite à plage non homogène avec aspect cavitaire peut être due à une spélonque primitivement isolée dans le lobe, et, autour de laquelle, un processus secondaire, généralement pneumonique, est venu envahir la partie du lobe restée saine.

Quel que soit l’aspect de la plage d’ombre, elle a toujours, comme limite inférieure, la projection nette de la scissure. Celle-ci, qui, dans le poumon droit, sépare le lobe supérieur du lobe moyen, résulte de la bifurcation

de la scissure principale qui commence en arrière, au niveau de la cinquième côte et se termine, dans l’aisselle, au niveau de la quatrième; en se divisant en deux branches secondaires, dont l’une prend fin à l'extrémité antérieure du troisième espace intercostal et constitue la scissure interlobaire supérieure. Le plan dans lequel elle évolue, le plan scissural, sensiblement oblique de haut en bas et d’arrière en avant, est assez voisin de l'horizontale. Cette topographie est d’ailleurs variable avec les individus, et, en conservant sensiblement la même direction, le plan scissural peut varier de quelques centimètres dans la hauteur du poumon.

Quand on examine aux rayons X un thorax normal il n’y a point trace des scissures ; les feuillets pleuraux interlobaires ne présentent pas, à l’état normal, un poids atomique suffisant pour s'opposer au passage des rayons; mais, s'ils sont atteints par un processus scléreux ou inflammatoire, leur densité augmente, et le faisceau lumineux, en les rencontrant, projette sur l'écran l'ombre de l’interlobe. Cependant, même à l'état pathologique, la scissure n’est pas décelable, à la radioscopie, dans toutes les positions de l’ampoule; il faut, en effet, pour déterminer une opacité visible que les rayons arrivent, non pas perpendiculairement au thorax, mais parallèlement au plan scissural. |

Dans cette position, le rayon qui frappe le thorax au niveau de la scissure, rencontre devant lui toute l’épaisseur de la plèvre densifiée qu’il extériorise, sur l’écran par une ombre linéaire. En d’autres termes, l’éclairement de la scissure obéit aux lois formulées par B£- CLÈRE il y a déjà plus de vingt ans :

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