V. Dubois. Tombouctou la mystérieuse, p
2. Cette nécessité tient en partie à l’étroitesse des rues de la vieille ville souvent difficilement accessibles aux voitures ; c’est ce qui arriva à Rome, où à cause de cela le commerce, puis industrie se développèrent à la porta Capena (Gilbert. Geschichte und Topographie der Stadt Rom, 111, 345-346). — Mais cet arrêt du commerce aux faubourgs s’est produit aussi dans des villes conme Pékin dont les voies sont droites et régulières : Marco Polo disait qu’il y avait 12 faubourgs joignant les 12 portes de la ville, et qu’ «une infinité de peuple y arrive, qui toutefois s’arreste ès-faulxbourgs, pour faire et expédier leurs trafics » (Voyage de Marco Polo, éd. fr., p- 49 sq.) sans doute parce que les marchands sont étran-
ers.
È 3. V. Wachsmuth. Die Stadt Athen im Altertum, II, 229 (puits, bains, etc.) ; Sauvaire. Description de Damas (Journal Asiatique, 3e s., VII, 427 : marché à chaque porte). — Livre des métiers (adresses des jurés cuisiniers aux Portes Baudéer, du Grand-Pont et Saint-Merri, d’un tabletier à la Porte Saint-Denis, etc.). A la porte Baudoyer on trouve un peu plus tard 2 pastéers, 4 barbiers, 4 couturiers, 2 pelletiers,1 maçon, 1 tailleur, 1 charron, etc. (Géraud. Paris sous Philippe le Bel, p. 124-125 ; cf. ibid, p. 216-235, nom de Porte-aux-Peintres donné à la porte Saint-Dexis.). — Stouff. Nouv. Rev. hist. de Droit, 1898, p. 495 (porte des bouchers à Arbois, id. à Strasbourg. J.-F. Hermann. Notices historiques sur Strasbourg, I, 235.). — Porta cerdonum à Francfort (Urkundenbuch der Stadt Frankfurt, Il, p. 190-193.).
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Les fonctions sociales, et non pas seulement les fonctions économiques, s’attirent les unes les autres : elles tendent les unes vers les autres, et on trouve leurs organes particulièrement pressés aux centres et aux limites des groupes sociaux. Ce fait, qu’on constate ici pour la ville (1), ne lui est nullement spécial : comme dans une tribu, les fonctions commerciales ont leur siège aux frontières intertribales, dans toute unité géographique: la vie se dévelop; e surtout aux limites (2), et de même dans nos grandes sociétés modernes les industries ellesmêmes ont une tendance marquée à s’agglomérer à la périphérie de l'espace social (3). Nous n'avons pas à expliquer ici cette propriété générale de la périphérie des espaces sociaux : il nous suffit d'y rattacher la propriété analogue de la périphérie urbaine.
Mais un autre encore de ces caractères de la limite de
r. Nous savons que déjà à Délos la rue du Péribole, qui faisait le tour de la muraïlle, était bordée de boutiques : Bizard, in Bull. de corresp. hellénique:; 1907, p.483. — De nos jours dans beaucoup de petites villes il n’y a que deux endroits de vivanis : le Marché et le Tour-de-ville.
2. Notamment dans une plaine les établissements sont surtout au milieu et aux limites, là où la plaine joint la montagne et où se font les rapports sociaux et économiques avec celle-ci. V. pour la généralité de ce fait: Spieth. Die Ewe Siæmme, p. 49.— Juilian. Revue des Etudes anciennes, t. I, 1901, p. 119. — Blanchard. La Flandre, p. 314. — F. Ratzel. Korsische Stadte in Xl. Schriftien,t.1,213.—SurtoutH.Schwabe, Statistik des preussischen Siædte wesens, Jahrbücher de Hildebrand, t. V, 1866, p. 3. — Wagner, in Forschungen zur deutschen Landeskunde, t. XIV, heft 6.— De même les eôtes sont un des points où la vie est de beaucoup le plus intense. Ratzel. Anthropogeographie, t. IE, p. 239-240, 484-492, et Die Erde und das Leben, &. 1, p. 451-450.
3. Cela est surtout frappant pour l'Empire allemand, dont presque tous les grands centres industriels sont périphériques, et cela va de soi pour les pays maritimes : comme l’Australie, l'Inde, etc.