‹ La Localisation des Industries UrbainesChapitre 23 sur 126 · I. LE TYPE INDIFFÉRENCIÉ · texte numérisé non relu

I. LE TYPE INDIFFÉRENCIÉ

se reproduit dans les villes américaines (1). Quelquefois le troupeau lui-même est une propriété communale (2).

Mais là même où n’où n’en avons point de preuves directes, le droit urbain porte de nombreuses traces de l'élevage actif qui était pratiqué à l’intérieur même des villes ; l'existence des cens en porcs et en volailles (3), et surtout les interdictions répétées et impuissantes d'élever des bestiaux, et notamment des porcs, à l'intérieur

des villes (4), suffisent à montrer combien l'élevage y

settentrionale », etc. (Archivio Giuridico, 1906, t. LXX, p. 53- 55) : Zdekauer, 1! constituto della comune di Siena dell’ anno 1262, 1897, p. 364; Davidsohn, Forschungen zur Geschichte der Stadt Florenz, IV, 513, 514 (pratum communis, où on défend en 1525 de faire séjourner les porcs).

1. Andrews, « The River towns of Connecticut» (Johns Hopkins U.S.. VI, p. 68 sq. : prairie commune ; Levermore, The City of Newhaven (ibid., IV, p. 454 ; champs et pâturages communs à Newhaven en 1784).

2. Von Below, Entstehung d. d. Stadtgemeinde, p.35 (Strasbourg) : encore en 1611 le berger d’un des faubourgs de Strasbourg avait à garder un troupeau de 500 vaches (Reuss, L’Alsace au X VII: siècle, 1, 560). A Nancy le troupeau communal, qui comptait 200 vaches et 120 moutons, fut pris par les troupes françaises en 1633 (Pfister, « Nancy au début du règne de Charles IV », Annales de l'Estet du Nord, IX, janvier 1907,

3. Arnold, Zur Geschichte des Eigentums in den deutschen Stæditen, 1861, p. 35-36, et Des Marez, Prop. foncière dans les villes flamandes, p. 65. V. Bogisic, « Le statut de Raguse » (xure siècle), Nouv. Rev. hist. de droit, 1893, XVIIX, p. 529 (cens en vaches).

4. De La Mare, Traité de la police, I, 571 (Paris, 1291, 1348, 1360 et encore en 1502/); Tanon, Histoire des justices des anciennes églises de Paris, 1883. p. 118 ; Déprez, Institutions municipales d'Aire-sur-la-Lys, 1909, p. 44; Thierry, Monuments, IV, 205-209 (Abbeville, xiv* s.). — Schulz, Hausliches Lebenr in Mittelalter, p. 30, 792. Urkundenbuch der Stadt Strassburg, 1, 473: « Nemo porcos in civitatis debet habere.….. » ; cf. Eheberg, Wirtschaftsgeschichte der Stadt Strassburg, X, p.162 (xves., ordonnance sur la tenue de vaches dans la ville) ; Keutgen, Urkunden zur stædt. Verfassungsgeschichle, U, n° 439, P. 437-438 (Hameln, interdiction significative à chaque bourgeois d'avoir plus de six vaches et quatre É ; von Below, Altere deutsche Stædtewesen, p. 37 (Ulm, 1410) ; Maurer, Gesch. der Stædteverfassung, HI, 39(Francfort, 1481): Inama-

était répandu. C’est ce dont témoigne aussi le nom de beaucoup de rues (1) ; et dans certains cas la statistique nous permet d'en soupçonner la considérable impor-

tance (2). Non seulement les bourgeois, mais aussi

Sternegg, Deutsche Wirtschaftsg'eschichte, III, 191, note 4 (interdiction de tenir plus de 20 porcs dans chaque étable, bien significative aussi). L’importance de cet élevage urbain est déjà signalée par Roscher. Economie politique rurale,

p. 418 (cite des faits relatifs au xvi* s.). — Gilliodts van Severen, Coutumes de la ville de Bruges, I. 215 (1275, simple obligation-d’anneler les porcs). — Angleterre : Leges Burgorum,

caput LXXXIX (dans Houard, Coutumes anglo-normandes, 11 429), De porcis in Burgo, cf. caput CXXVI, De damnum animalium in Burgo:« Non licet Burgensi nec alicui in Burg'o manenti, porcos tenere. ». Cf. Bateson, Borough Customs, 1, 87 (Portsmouth, 1272, amende pour dommages causés par bétail dans les rues). Tait, Wediaeval Manchester, p. 49 (pores vaguant par les rues au xvi° siècle). Cosmos {[nnes, Ancient laws and customs ofihe Burghs of Scotland (Fragmenta Collecta, XXXVII, p. 179, De porcis in burg'o, cf. XXXV, XXXVI, LXXXIV, De porcis habendis in burgo, XXXVHI, Lex caprarum et aucarum). Cf. Ashley, Hist. écon. de l'Angleterre, I, 98 (Londres). — Les statuts des villes italiennes prévoient aussi les dommages causés par les animaux ; Lattes, 11 diritto consuetudinario delle città ilaliane, p. 165 (Milan, 1396). V. Zdekauer, 1! constituto della comune diSiena (HI, XXXXVI. p. 416: ©... quas cives Senenses voluerint comperare pro suo vivere et pro sua familia ef pro suis bestiis. » Dans les villes hindoues les porcs vaguent aussi par les rues: Ilunter, Imperial gasetteer of India, XI, 482-485 (Rangoon). V. pour les villes nègres, Ling Roth, Great Benin, p. 163 (chèvres, moutons). — Les citadins possèdent souvent aussi des chevaux; cf. Lœrsch. Achener Rechtsdenkmæler aus dem XIII, X1V, und XV Jahrhkundert, Bonn, 1891, p. 185 (136 chevaux doivent être fournis « zum Dienste der Stadt», ce qui en suppose beaucoup d'autres).

1. Rue aux Vaches à Edimbourg (Munster, Cosmogr.universelle, }, 105), au bourg Saint-Germain-des-Prés (Jaillot, Recher-ches critiques sur Paris, 1775, V, p. 76), rue aux Porcelets à Provins (Bourquelot, Histoire de Provins, 1, 256), rue des Etables à Romans (U. Chevalier, Les rues de Romans, p-. 17, cf. p. 21); et surtout nombreuses rues à Strasbourg, J. F. Hermann, Notices historiques …. sur la ville de Strasbourg, 1819, I, 214 (rue du Bétail), 217 (des Bœufs) 220 (des Bestiaux), 221 (des Veaux) etc.

2. En 1720 il y avait encore dans Berlin 265 bœufs, 780 vaches, 4.728 moutons et 615 porcs (Wiedfeldt, Statistische Studien zur Berliner Industrie von 1720-1890, in Forschun-

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