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A côté de cette cause, qui est générale dans les types | sociaux dont il est question, ont agi des causes adjuvantes, dont l'aire d influence est plus limitée.
Ce sont d’abord des causes physiques. Les établissements qui se sont constitués dans d’étroites vallées, étant comprimés, ne se peuvent développer que dans une seule direction : et ainsi des agglomérations peu éloignées se rapprochent peu à peu et parviennent à former des chapelets de villages qui sont de véritables embryons de villes (1).
Ce sont plus rarement des causes politico-juridiques. L'union politique des villages ou synœkisme, comme celle des clans, prépare et facilite leur rapprochement géographique (2).
Mais on voit que, dans tous les autres cas, c'est sous l’action d’une contrainte externe, physique ou sociale 3, que les villages se joignent pour faire une ville
indifférenciée. Comme ils constituent des sociétés fer-
1. V. Stübler. Anthropogeographische Studien in der sæchisschen Schweiz. Leipzig, 1903, p.31.— Vinogradoff. English society in the eleventh century, p. 266-267.
2. C’est ainsi que les villes grecques, comme Sparte, se sont formées par intégration de villages. V. H. Francotte. Formation des villes, des Etats, des confédérations et des ligues dans la Grèce ancienne (Bull. Acad. royale de Belgique. Lettres, 1901; reproduit dans son livre La Polis grecque, 1908). Mais M. Francotte généralise trop ces faits particuliers quand il ne voit, dans la formation des villes, pas autre chose que le DE du processus de centralisation politique dit synæ-
isme,