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V. Baumeister. Denkmæler des Klassiscen Altertums, NX

les empèche de se fondre ; l'élévation du centre d’attraction enlimite l'étendue et nécessite la population nouvelle à se fixer à part (1): Souvent aussi les parties de l’agglomération se forment sur les rives opposées d’un cours d'eau : si les anciennes villes étaient raremen traversées par les cours d’eau (2), le fait est fréquent dans des sociétés déjà relativement pacifiées ; et cette particularité suffit anciennement à maintenir, entre les éléments de la ville, un isolement relatif.

Mais il y a un caractère du milieu social qui est plus déterminant encore et qui agit directement ; c'est la guerre, qui est à l’état chronique dans les sociétés où se constituent les villes de ce type. Ce fait agit luimême par des voies assez différentes.

Tout d'abord, à l’intérieur même de la ville, les groupes secondaires qui la composent sont en lutte fré-

quente (3). Dans ces sociétés, tout groupe tend à se

1700.— Schliemann. Zlios, p.780.— Cavallari. Topographie von Syrakus, p. 19. — Fernique. Etude sur Préneste, ville du Latium , 1880, p. 8-9, 92. — Beloch. Campanien, p. 159 sqq. (Kyme). — Chastillon. Cartes des villes de France, passim ; ville et château étagés à Montfort-l'Amaury (p. 37), Clermont (67), La Fère (77-78), Montreuil (84), Rethel (198), Verdun (225- 226), Melle (251-255) etc. — Stouff. La description de plusieurs Jorteresses et seigneuries (loc.cit., p.39 : « chastel dudit Tanne (Thann) assis bien haut sur un roc... ville de Tanne au-dessous, bien close... »). — Piganiol de la Force. Nouvelle description de la France, XII, 499 (Verdun, ville haute et basse) ; ibid, XIII, 227 Gerençon) — Cette différence d’altitude n’est d’ailleurs pas générale : Laon était une agglomération multiple,dont toutes les parties étaient sur, la hauteur. (Chastillon. Carte des villes de France,p.87).Cette cause n’est doncpas constante. |: C’est ainsi que les fondateurs du Novum Ilium bâtirent leur ville à l’est et au sud de l’ancien établissement dont ils firent leur acropole, « parce qu’ils étaient trop nombreux pour bâtir Se ville sur un si petit espace ». (Schliemann. Jlios, P+ 779- 2. Fritz. Deutsche Stadtanlagen, p. 19.

3. Déjà à Rome, luttes anciennes entre les quartiers qui faisaient dire à Mommsen que la ville était un assemblage de petites communautés urbaines plutôt qu'une cité agrégée en un

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