LOCOMOTIVE AMÉRICAINE POUR LES TRANSPORTS SUBURBAINS
d’une jante en bois destinée à se mouvoir sur un rail strié qui occupe le milieu de la voie.
Différents autres systèmes ont encore été employés dans les pays montagneux. C’est ainsi que pour faire le service de 80 kilomètres sur la route du Mont-Cenis, on a fait usage de la machine de M. Fell. Celle-ci a d’ailleurs donné d’excellents résultats, mettant, à accomplir un voyage aussi difficultueux, un minimum de cinq heures.
Les Anglo-Américains, eux, ont renoncé à l’emploi des locomotives à roues motrices indépendantes ou libres, et, dans ces derniers temps, pour accélérer encore la rapidité de leurs transports, ils ont adopté le système des grandes roues motrices de 2m,46 de diamètre et du poids adhérent de 17 tonnes. Ces machines parcourent, en la seule durée de huit heures, tout le vaste espace de rails qui sépai’e Londres d’Edimbourg, le Great-Northern-Railway (648 kilomètres). Des machines du même genre sont employées également en Italie, sur le réseau de Turin.
Aux Etats-Unis, les locomotives varient du tout au tout du sys-
LES CHEMINS DE FER
tème européen. Elles varient d’abord par l’évasement du tuyau de la vaste cheminée, disposé en entonnoir, de façon à pouvoir recueillir toutes les flammèches qui s’échapperaient du tuyau intérieur. Ce qui frappe le plus les yeux, dans la locomotive américaine, c’est, à côté de la dimension de cette cheminée, celle non moins vaste de la lampe destinée à éclairer la voie en avant. Un autre appendice, ignoré des constructeurs européens, fait encore l’ornement de la locomotive américaine. C’est le cow-catcher (chasse-vaches) destiné aux mêmes usages que le simple chasse-pierres de nos machines, avec cette différence toutefois, qu’il est de dimensions beaucoup plus grandes. La cloche d’avertissement est également plus large. Quant au mécanicien et au chauffeur, ils se logent, sur ces confortables machines, dans une sorte de petite cabine vitrée, bien