‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 30 sur 247 · JUDÉE. — PERSE. — ASSYRIE. — INDE · texte numérisé non relu

JUDÉE. — PERSE. — ASSYRIE. — INDE

Jérusalem ne fut pas sans entrer en rapport avec l’Égypte, relativement au commerce des chevaux. Les chevaux de Dongola étaient, paraît-il, sveltes et nerveux, leurs jambes fines résistaient aux longues courses et fendaient l’air comme des javelots légers. Salomon, fils de David, tirait ses

chevaux des ha- FARDIER PRIMITIF A ROUES PLEINES.

ras du Nil. Ces

bêtes lui arrivaient parées et magnifiquement vêtues de housses brodées d’hiéroglyphes. Beaucoup portaient, sur le front, entre les deux oreilles, l’attribut sacré des dynasties ; l’uræus royal et le cartouche triangulaire avec les images religieuses du taureau, de l’ibis et du chacal y étaient gravés.

On lit dans les Proverbes 2 que Salomon fit construire un char en bois de lebanon. Lui-même s’exerçait à conduire. On croit aussi que l’influence de l’Égypte s’étendit jusqu’à la construction du Temple

1. Hérodote. Le même historien rapporte que le char égyptien était pourvu de deux roues et attelé généralement de 2 chevaux. Il ne cite parmi les exemples du contraire que celui de Ptolémée Philadelphe (284-246) qui mesurait 6 mètres sur 4 mètres et était pourvu de quatre roues. Ce char magnifique était traîné par 60 hommes. Une housse brodée le revêtait d’une sorte de tente, et il était orné d’une fastueuse statue de Nysa, la nourrice de Bacchus. Au moyen d’un mécanisme, cette statue se levait, s’asseyait et versait du lait dans une coupe d’or. Quatre lampes, également d’or, ilanquaient les angles. Athénée, dans le Banquet des Sophistes (1. V) rapporte le même fait.

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