Cyropéclie
2. Iléliogabale, d’après l’historien Lampride, se fera suivre plus tard de six cenlg voitures, alléguant que le roi des Perses voyageait bien avec dix mille chameaux! Tite- Live (xxxvm, 41-5) et Quinte-Curce (xv, 35-5) donnent la description des chariots perses.
L’ANTIQUITÉ
nous donnent une idée approximative de ce que devaient être ces formidables palais de pierre et de fonte dont les solides assises étaient appelées à supporter des jardins suspendus ou des temples luxueux et lourds. Ces statues géantes sont en albâlre et mesurent 4m,20 de hauteur1. A Persépolis, nous dit M. E. Chester2, la découverte du grand palais de Tschil-Minar, ou des quarante colonnes, a été une révélation plus grandiose encore de l’art antique. Nous pouvons voir, d’après la réduction qui en est exposée au musée du Louvre, que l’un des propylées est orné d’une cariatide semblable à celle des taureaux de Khorsabad. Les savants assyriologues ont donné plusieurs commentaires de ces figures colossales symbolisant si bien la force et la puissance. Pour nous, nous pensons que l’intérêt qu’y prêtaient les Assyriens était dû en partie à l’usage immodéré des bœufs et des taureaux dans les travaux de la locomotion. Les Assyriens ne reculaient point pour combattre, même sur des chars attelés de simples bœufs, les tigres et les lions. Le timon d’avant était carré et fort. Les taureaux ec les bœufs, seuls, en pouvaient supporter aisément le poids. De là vient le respect accordé à ces animaux fabuleux. Même dans leurs conquêtes, les rois assyriens s’efforcent principalement de capturer les animaux aptes à l’attelage des chars. Dans l’énumération de leurs victoires, toujours revient, ajoute M. E. Chester, comme un chant agréable à leurs oreilles, la liste sans nombre de bœufs et de vaches enlevés aux vaincus. Les scènes conservées par les bas-reliefs nous apprennent que' Sargon et Sennachérib ne montaient sur leurs chars de guerre ou de parade qu’en couronnant leur front de la somptueuse tiare divisée par zones, et en chargeant leurs bras et leurs mains de bracelets et de poignards3.