‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 65 sur 247 · RUSSIE · texte numérisé non relu

RUSSIE

LA LOCOMOTION DANS L’HISTOIRE

Deharme a donné, dans son livre, l’image du traîneau impérial tel qu’il est visible à Saint-Pétersbourg. Six magnifiques chevaux le tirent au galop. Des postillons, montés sur le dos des coursiers, font claquer l’air de leurs fouets. Et les chevaux galopent! Ces bonnes bêtes sont très nombreuses en Russie. Un voyageur érudit leur a consacré une brochure fort complète. Et voici les différentes races chevalines auxquelles il attribue la prépondérance :

1° Types des chevaux d’Orient (le cheval des Tourkmènes, entre la mer Caspienne et la mer d’Aral; ces chevaux sont issus de l’arabe et du persan; ils sont assez fréquents dans le Caucase sous les noms de karathages et de karbardas).

2° Types des chevaux du nord (la race des Norris, fort commune en Norvège et en Finlande).

3° Types des chevaux russes des steppes ou de race mongole (chevaux kirghizes et kalmouckes répandus du côté du Volga et dont le chiffre énorme s’élève après de 4 millions).

Ces derniers sont employés souvent pour la guerre. Mais, ni les kirghizes, ni les cosaques ne leur ferrent les sabots. Cette coutume, si usitée chez les autres peuples depuis les plus anciens âges, est ignorée ici. La plupart des chevaux de ces trois races sont sortis des haras réputés des provinces de Tombow et de Woroneje...

Mais Ccndrillon s’impatiente à nous entendre énumérer ces richesses du grand Empire. Sans doute eût-elle voulu faire quelque partie de patinage sur l’une des perspectives gelées de Pétersbourg. Mais, nous ne la satisferons pas cette fois, et nous remettrons à plus tard cette agréable vision du skating.

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