INDE
Qu’une fois encore le tapis magique nous fasse franchir les mers et nous transporte dans des pays de féerie.
Quelle contrée plus que l’Inde mériterait ce nom?
Ici encore, nous allons pouvoir admirer quelques-uns des moyens de transport les plus luxueux et les mieux travaillés.
Contemplons d’abord ces trônes portatifs des Empereurs mogols2. Il y en a de différentes sortes, pour la ville et pour la campagne. Ces trônes sont restés les mêmes depuis le moyen âge. Ainsi que pour l’architecture, que pour les constructions fluviales, que pour les pagodes, la locomotion hindoue est restée stationnaire.
Les trônes portatifs mogols, destinés à la promenade champêtre, s’appellent tnctravans . Ils sont décorés avec une somptuosité inouïe.
Les ornements les alourdissent si bien qu’il devient nécessaire de recourir à huit porteurs pour en opérer le transport.
Le luxe de ces trônes, au dire du voyageur Bernier, est inimaginable. Cet écrivain rapporte sur la descrip-
1. M. Paul Mehman donne, dans une Excursion au canal de Suez, la description d’un véhicule de nouvelle invention et bien original. Moitié omnibus, moitié cabriolet, il a des roues dont les jantes sont larges comme celles de nos grosses charrettes. Ce véhicule a deux dromadaires en timon et trois en flèche. Une sorte d’écuyer, un cheik arabe, monté sur un dromadaire libre, dirige les jockeys à la peau bronzée qui sont perchés sur le dos des animaux de l’attelage.