Mfltjasin pittoresque
cence des gerbes qui y étaient placées ; des bandes de papier doré étaient disposées sur les flancs; des fleurs enlaçaient les roues; quatre à six chevaux, quelquefois davantage, étaient attelés au timon : vous voyez que c’était là presque un char triomphal. Plusieurs bancs occupaient l’intérieur. Celui de l’avant était pris par les musiciens. Quelquefois aussi la bonne marraine y prenait place. Son rôle était d’encourager la jeune fille à affronter l’heure redoutable. Aux côtés de la marraine, les demoiselles d’honneur, munies de bouquets, s’asseyaient, parées de belles robes. Arrivé devant la maison de la fiancée, le véhicule s’arrêtait, et là les jeunes demoiselles d’honneur rythmaient ce chant :
La fiancée est dans la maison ;
Pourquoi tarde-t-elle à paraître ?
Alors venait la marraine, porteuse du voile nuptial. Elle montait sur le char et, bientôt, la jeune fille elle-même ne tardait pas à prendre place parmi les convives. Le parrain, s’adressant alors aux musiciens, disait : « Que vos instruments retentissent et fassent entendre de nouveaux airs ! Placez à votre bouche le cornet à bouquin et louez Dieu à toutes les heures. »
Les chevaliers d’honneur, s’approchant du char, cherchaient alors à s’emparer de la quenouille pour la brûler. Ce symbole signifiait que le temps de la servitude virginale, dans la demeure des parents, était accompli et qu’une nouvelle vie, de servitude plus douce, allait commencer.
Cette coutume, d’un caractère pittoresque si poétique, est encore en honneur dans plusieurs contrées et, plus particulièrement, au pays Basque 1.