‹ La locomotion à travers l'histoire et les moeursChapitre 81 sur 247 · Ramée. Histoire clés chars · texte numérisé non relu

Ramée. Histoire clés chars

A TRAVERS L’UNIVERS

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empire, un couple de véhicules, il ne se serait pas vu dans l’obligation d’avoir recours au roi de France pour venir jusqu’à Paris.

Il faut dire que l’usage du cheval, par contre, était fort employé en Allemagne. Les hommes, les femmes et les personnes de toutes sortes n’étaient pas ignorantes des principes d’équitation. Les membres du clergé eux-mêmes se transportaient facilement, à dos de mulet, d’une ville à une autre ville, d’une province à une autre province. Nous voyons même, qu’au xvi° siècle, les membres de la diète de l’Empire d’Allemagne se rendaient à cheval aux séances et qu’ils en revenaient par le même moyen. « En 1502, dit Ramée, il y avait toujours, à la porte du palais des séances, à Francfort, appelé le Kœmer , des marches en pierre destinées à aider les cavaliers à monter à cheval. Les membres des municipalités envoyés comme ministres ou ambassadeurs aux diètes ou à l’é tranger étaient appelés, pour cette raison, Ritlmeister (capitaine ou maître-écuyer), et, de cette époque, date aussi la charge de reitende Diener (valet-cavalier) qui subsistait encore auprès de certaines diètes allemandes jusqu’au commencement du xixe siècle. »

D’après les archives qui nous sont parvenues sur le récit détaillé des fêtes du couronnement impérial, nous remarquons que la plupart des emplois cérémoniels tenus par les servants s’exerçaient à cheval. Pourtant, avec le xve siècle, commença l’usage des voitures. En 1474, Frédéric III, empereur, se rendit à Francfort dans une voiture à tentures, et, ajoute l’auteur de l 'Histoire des chars et carrosses, comme il n’en descendit pas à cause du temps pluvieux qu’il faisait alors, les habitants de Francfort furent dispensés de porter audessus de la tête impériale le tapis qu’on avait coutume de supporter en l’air sur son passage. L’année suivante, l’empereur revint encore à Francfort dans une voiture tendue de riches étoffes. »

Des voitures employées par la vieille Allemagne, une s’est conservée, à laquelle se rattache plus d’un souvenir populaire : nous vouions parler d’un véhicule fameux connu sous le nom du char des Fiancés1.

Dans plusieurs provinces rhénanes, dans la Hcssq, en particulier, lorsque le jour de la cérémonie nuptiale arrivait, les parents de la fiancée apprêtaient un char magnifique sur lequel la jeune fille, entourée de tous les apprêts de son trousseau, montait. Ordinairement, ce char, emprunté aux moissonneurs, conservait la magnifi-

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