‹ La locomotion aérienne;Chapitre 3 sur 23 · P CHAUFFAGE · texte numérisé non relu

P CHAUFFAGE

Le chauffage régulier évitera les sautes brusques dans le développement du calorique, sautes qui nécessitent, dans lès machines ordinaires, une masse d'eau suffisante formant réservoir de calorique, et se comportant, par sa masse, vis-àvis des écarts du chauffage, comme le volant agit pour les écarts de la vitesse de régime.

J'ai pensé au pétrole j déjà employé du reste dans certains petits moteurs ; ce combustible possède un pouvoir calorifique considérable et ne laisse pas de résidus. Brûlé par l'emploi de mèches rondes ou méplates, comme dans les marmites économiques, les lampes ordinaires, les lampes de phares, il donne un chauffage d'une régularité parfaite et sans fumée, quand les mèches sont bien réglées.

La planche I représente un générateur conçu sur l'emploi de mèches méplates disposées par rangs parallèles, pour machine de 15 chevaux.

Des essais faits dans des conditions très défavorables m'ont donné les résultats suivants :

Avec 0"" 20 de longueur de mèche allumée, j'ai vaporisé, en 50 minutes, avec* 120 grammes de pétrole, 1 kilogramme d'eau, dans un chaudron de cuivre qui mesurait 0°'^05 de surface de chauffe et O^'^OT de surface refroidissante à l'air libre.

L'eau fut introduite à 10"* de température.

J'ai donc obtenu 620 calories en 50 minutes avec ces 120 grammes de combustible ; soit donc dans ces conditions très défavorables, 5160 calories utiles par kilogramme de pétrole. Mais dans un foyer convenablement disposé, on obtiendrait certainement 6000 calories utiles. •

Vu la faciUté de régler la combustion, on peut donner à la vaporisation une marche déterminée ; il suffira donc, comme il est indiqué à la planche I, que nous ayons une masse d'eau suffisante pour assurer la production de vapeur pendant quelques minutes et garantir le métal du générateur contre

l'action trop vive du feu; — ou, comme dans le système proposé planche 111, que la pompe alimentaire introduise, dans un temps donné, juste la quantité d'eau nécessaire à la vaporisation dans le même temps. La machine, dans cette supposition, deviendrait un chronomètre de chauffage, production et distribjition ; mais les constructeurs n'ont pas dit leur dernier mot. Je ferai remarquer que les moteurs indiqués sont conçus en vue de mouvoir une hélice, c'est-à-dire de donner un développement régulier de la puissance motrice.

L'emploi d'une faible quantité d'eau au générateur conduit nécessairement à la condensation, si on veut réemployer la même eau pour éviter d'emporter une provision assez considérable.

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