‹ La locomotion aérienne;Chapitre 4 sur 23 · CONDENSATION · texte numérisé non relu

CONDENSATION

Si on économise sur l'approvisionnement d'eau au générateur, à plus forte raison doit-on rejeter l'eau comme réfrigérant au condenseur. C'est donc à l'air libre qu'il faut condenser.

La planche 11 représente un condenseur à surface étudié à cet effet.

11 est certain que dans les cas ordinaires, où l'on se propose d'abaisser la pression au condenseur, il faut une surface de condensation considérable , car il règne une faible différence entre la température de la vapeur au condenseur et celle de Tair extérieur, et vu la faible capacité calorifique de l'air.

Mais dans le cas spécial qui nous occupe, je n'ai pas cherché à faire de la condensation pour gagner en pression au cylindre et économiser du combustible, mais simplement pour refaire de Peau.

Or, pour condenser énergiquement, il faut :

l"" Surfaces de grande conductibilité ;

2° Différence de température entre le réfrigérant et la vapeur la plus grande possible;

3° Circulation rapide et contact assuré de l'air et de la vapeur sur les surfaces.

On remarquera dans la planche II que la vapeur circule entre des couples de tubes de cuivre de O'^CM: et de 0"025 de diamètre pour se condenser dans deux calottes aplaties, et qu'un courant d'air forcé à la vitesse de 15 à 20 mètres circule dans les petits tubes de 0"'025 et entre les grands tubes de 0^04.

La vapeur ferait expansion au condenseur à 3 atmosphères 50, soit à 140 degrés de température, de sorte que suivant que la température de l'air varierait de + 30* à — 10^, il y aurait de 110 à 150® de différence de température entre la vapeur et l'air refoulé par la machine.

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