AILES ONDULÉES DE PETTIGREW
et élévatoire développée est vraiment étonnante. Cette forme d'aile que Ton peut regarder comme la réalisation de la théorie du vol en forme de 8, élève et pousse en même temps pendant le coup ascendant et le coup descendant, et son action n'est accompagnée presque d'aucun glissage inutile. Elle semble littéralement flotter sur l'air. Il n'y a pas d'aile dont le bord antérieur soit rigide qui puisse se tordre et se détordre pendant son action, et produire les courbes en 8 de chiffre engendrées par l'aile vivante. Pour produire les courbes en question, l'aile doit être élastique et capable de changer de forme dans toutes ses parties. Les courbes faites par les ailes artificielles, comme il a été dit, sont d'autant plus grandes que la vibration est plus lente, et d'autant moindre qu'elle est plus rapide. De même .l'air est projeté en vastes ondes par le lent mouvement d'une grande aile, et en petites ondes par le rapide mouvement d'une petite. Les dimensions des courbes de l'aile et des ondes de l'air ont une relation fixe entre elles, et toutes deux dépendent de la rapidité avec laquelle l'aile est mise en vibration. Ceci est prouvé par ce fait que les insectes, pour voler, doivent, règle générale, mouvoir leurs ailes avec une immense rapidité. C'est de plus prouvé par le fait que le petit oiseau-mouche, pour se tenir stationnaire devant une fleur, a besoin de faire osciller ses frêles ailes avec une grande rapidité, tandis que le grand oiseau-mouche (Patagona gigas), comme l'indique Darwin, peut arriver au même résultat en battant ses larges ailes avec un mouvement très-lent et très-puissant. Chez les oiseaux plus grands, le mouvement est ralenti en proportion de la longueur de l'aile; les grues et les vautours meuvent leurs
ailes tout à fait à loisir, et les grands oiseaux océaniques se dispensent en grande partie de battre des ailes, et se confient pour la progression et le support aux ailes dans la position étalée.
FiG. 122. — Aile élasUqae spirale; qui se tord et se détord pendant son action pour former une vis ou une hélice mobile. L'aile est mise en vf> bration par la vapeur à Taide d'un piston à action directe, et par une faible modification peut être poussée verticalement, horizontalement, oa à tout degré d'obliquité.
a, 6, Marge antérieure de l'aile à laquelle sont fixés les nerfs on côtes, e, d, Marge postérieure croisant l'antérieure, x Articulation en bonle et emboîture à la racine de l'aile ; l'aile étant attachée au côté du cylindre par la cavité, t. Cylindre, r, r, Piston avec les têtes transversales (tr, v) et la base du piston {s). o^Oy Boites à étoupes. e, f. Chaînes motrices, m, Corde supérieure élastique, qui aide à élever l'aile, n, Corde élastique inférieure antagoniste de m. La tension alternative des cordes élastiques inférieure et supérieure contribue au jeu continu de l'aile, eu empêchant les points morts à la fin des coups ascendants et descendants. L'aile peut se mouvoir dans une direction horizontale, verticale ou d'une obliquité quelconque. — Originale,
Ceci m'amène à conclure qu3 les ailes très-grandes peuvent être animées d'un mouvement relativement lent, fait de grande importance pour le vol artificiel obtenu par un battement d'ailes.
Comment construire une aile artificielle ondulée sur le type insecte* — Les points suivants me paraissent essentiels pour la construction d'une aile artificielle :