AILES ONDULÉES DE PETTIGREW
Fia. 117. — Représentant une section longitudinale de canne, de bambou de dix pieds de long sur un pied de large. — Originale,
FiG. 118. — Apparence présentée par la même canne, quand on la fait vibrer avec la main. La canne vibre de chaque côté aune ligne donnée {x x), et parait être en deax endroits en même temps, c'est-à-dire, c et ^ g et d, e et h. Elle se projette ainsi pendant la vibration en figures en 8 ou en courbes opposées. — Originale.
FiG. 119. — La même canne, quand on la fait vibrer plus rapidement. Dans ce cas, les ondes faites par la canne sont plus petites mais plus nombreuses. On voit alternativement la canne de chaque côté de la ligne {x x) tantôt en t et tantôt en m, tantôt en. n et tantôt en i', tantôt en k et tantôt en o, tantôt en p et tantôt en /. La canne, quand elle est mise en vibration, n*a pas de points morts, circonstance due à ce fait qu'aucune de ces deux parties ne change ou ne renverse ses courbes précisément au même instant. Ce curieux mouvement alternatif permet à l'aile de saisir l'air et de s'en dégager avec une étonnante rapidité. — Originale.
FiG. 120 — La même canne à laquelle on a ajouté une frange ou rideau élastique. Cette frange consiste en baguettes de baleine amincie, couvertes d'une mince couche de caoutchouc, a b, marge antérieure de l'aile, c d, marge postérieure. — Originale.
FiG. 121. — Donnant l'apparence présentée par Taile artificielle (fig. 120) quand on la fait vibrer à la main. Elle forme des ondes longitudinales et transversales. Les ondes longitudinales sont représentées par les flèches c d <?, et les transversales, par les flèches f g h. Une aile construite d'après ce principe donne continuellement une puissance élévatrice et propulsive. Elle développe des courbes en 8, pendant son action dans des directions longitudinales, transversales et obliques. Elle flotte littéralement sur l'air. Elle n'a pas de points morts. Elle est mise en vibration par une puissance étonnamment petite, et n*a cas en apparence de glissement inutile. Elle peut voler dans des directions ascendantes, descendantes horizontales simplement en changeant Tangle d'inclinaison avec l'horizon. Elle s'applique à l'air par un mouvement irrégulier, ce mouvement étant plus soudain et plus vigoureux au commencement du coup descendant. — Originale,
Pkttigrew. 2i
322 AfiRONATTIQUE
détord, comme on le voit fig. 122, p. 324 (comparez aux fig. 82 et 83, p. 218; fig. 86, p. 223, et fig. 103, p. 255). Il y a encore un jeu continu de l'aile , le coup descendant se fondant avec l'ascendant, et vice versay ce qui montre clairement que les coups ascendant et descendant sont les parties d'un tout, et que l'un ne peut être parfait sans l'autre.
L'aile ondulée est douée de la propriété très- remarquable de pouvoir voler en toute direction, ce qui démontre plus ou moins clairement que le vol est essentiellement un mouvement progressif, c'est-à-dire un mouvement horizontal plutôt qu'un vertical. Ainsi, si la marge antérieure de l'aile est dirigée en haut, de manière que sa surface inférieure forme avec l'horizon un angle antérieur de 45 degrés, l'aile, quand on la fera vibrer à la main, volera avec un pouvoir ondulatoire dans une direction ascendante^ comme un pigeon vers le colombier. Si sa surface inférieure ne fait pas d'angle ou un très-petit angle en avant avec l'horizon, l'aile s'élancera par une série de courbes dans une direction horizontale^ comme une corneille dans un vol horizontal rapide. Si la marge antérieure ou épaisse de l'aile est dirigée en bas, de façon que la surface inférieure de l'aile fasse en arrière un angle de 45 degrés avec l'horizon , l'aile décrira une courbe ondulée et volera vers le bas comme un moineau descendant d'un arbre ou d'un toit (p. 312). Dans tous ces mouvements, la progression est de nécessité. Les mouvements sont des glissades continues en avant. Il n'y a pas de halte ou de pause entre les coups, et si l'angle que fait la surface de l'aile avec l'horizon peut être convenablement réglé, la quantité de ferme puissance tractile