‹ La locomotion chez les animauxChapitre 109 sur 130 · VITESSE VARIABLE DE L'AILE ONDULÉE · texte numérisé non relu

VITESSE VARIABLE DE L'AILE ONDULÉE

à produire une parfaite alternalive. Ainsi, si la portée de l'aile est grande, la vitesse aussi doit être élevée, autrement l'air mis en mouvement par le coup droit ne serait pas utilisé par le coup gauche et vice verssi. Si, d'autre part, la portée de l'aile est petite, la vitesse doit aussi être faible, car le coup court permettra à l'aile d'alterner aussi parfaitement que quand le coup est plus long et la vitesse plus grande. Quand la vitesse atteinte est élevée, les angles faits par la surface inférieure de l'aile avec l'horizon diminuent ; quand elle est faible, les angles augmentent. De ces remarques il est évident que l'aile ondulée artificielle alterne de la même manière que l'aile naturelle ; l'alternative étant la plus parfaite quand l'aile vibre en un point donné, et la moins parfaite quand elle voyage horizontalement avec une vitesse élevée.

L'aile artifieielle poussée à divers degrés de vitesse pendant le coup descendant et le coup ascendant . — La tendance qu'a l'aile artificielle à s'élever de nouveau quand elle est vigoureusement et subitement abaissée, explique pourquoi les muscles élévateurs de l'aile doivent être petits par rapport aux muscles abaisseurs^ ces derniers étant quelque chose comme sept fois plus grands que les premiers. Que la contraction des muscles élévateurs soit nécessaire à l'élévation de l'aile, cela est amplement prouvé par leur présence, et il ne faut pas s'étonner qu'il y ait une aussi grande différence entre les volumes des muscles élévateurs et abaisseurs, quand on se rappelle que la descente rapide des ailes doit élever tout le corps, la descente des ailes étant entièrement dua à la vigoureuse contraction des puissants muscles pecto*

raux. Si, cependant, l'aile s'élevait avec autant de force qu'elle s'abaisse, on n'y gagnerait aucun avantage, car l'aile pendant sa montée (elle agit contre la pesanteur) éprouverait autant de résistance de la part de l'air qu'elle en éprouvait pendant sa descente. L'aile est donc élevée plus lentement qu'elle n'est abaissée ; les muscles élévateurs exerçant une influence contrôlante et limitatrice. En ralentissant l'aile pendant le coup ascendant, Fair a une occasion de réagir sur sa surface inférieure.

L'aile artificielle ondulée en tant que propulseur. -^

Fio. 130. — Hélice aérîenDO ondulée dont les lames sont légèrement tordues {a bf c d ; e f, g A), de façon que les portions les plus rapprochée de la base (d h) faisant avec l'horizon un angle plus grand que les parties voisines de l'extrémité (6 f) l'angle est ainsi ajusté à la vitesse acquise par les diverses parties de l'hélice. L'angle admet on ajustement plus complet au moyen de ressorts d'acier z, «, exerçant une influence restreignante et, jusqu'à un certain point, régulatrice qui prévient effectivement le choc.

Par cette figure, ou verra immédiatement qne les portions d'hélice marquées m et n, voyagent avec une vitesse beaucoup plus petite que celles marquées o et jd, et celles-ci encore plus lentement que celles marquées g et r (Comparez à la ûg. 56, p. 167). Comme, cependant, l'angle d'une aile ou d'une portion d'aile varie, ainsi que je l'ai indiqué, pour s'accommoder à la vitesse atteinte par i'aile ou la portion d'aile, il s'ensuit que pour faire l'hclice ondulée mécaniquement parfaite, les angles faits par ses diverses parties doivent être exactement adaptés au parcours de ses diverses parties, comme on l'a indiqué ci-dessus.

X, Tube vertical pour recevoir l'arbre moteur, v, w. Cavités dans lesquelles tournent les racines des lames de l'hélice, le degré de rotation étant limité par les ressorts d'acier xr, s, a b^ e /, Roseaux effilés élastiques formant les bords antérieurs épais des lames de l'hélice, d Cj h g. Bords élastiques, postérieurs ou minces des lames de l'hélice, m rif o p, q r, Rayons formés par les diverses portions des lames de l'hélice en o^.é ation. Les flèches indiquentla direction du déplacement. — Originale.

HÉLICE AÉRIENNE 3Zi7

L*aile artificielle ondulée forme un admirable propulseur si son extrémité est dirigée verticalement vers le bas et frappe de côté et d'autre en godillant suivant une figure en 8, semblable à celle qu'exécute la queue du poisson. On peut faire agir de concert trois ailes avec un très-bon résultat ; deux d'entre elles vibrent en figure de 8 dans une direction plus ou moins horizontale, en vue d'élever; la troisième est tournée dans une direction descendante, et agit verticalement dans le but de faire avancer.

Nouvelle forme d'hélice aérienne. — Si l'on place bout àbout deux des ailes ondulées représentées fig. 422, p. 324, et si on les unit à une portion verticale de tube pour former une hélice à deux lames semblables à celles employées pour la navigation, on aura tout de suite produit la plus puissante hélice aérienne, comme on le voit fig. 430.

Cette hélice que, pour Funiformité, j'appellerai hélice ondulée aérienne ^ possède pour la locomotion aérienne des avantages auxquels ne peut prétendre aucune hélice rigide imaginée jusqu'ici. La manière dont elle se cramponne à l'air pendant sa révolution, et la quantité de puissance de support qu'elle possède sont tout à fait étonnantes. C'est une hélice qui se règle, s'ajuste d'elle-même, et comme ses parties composantes sont flexibles et élastiques, elle s'accommode à la vitesse à laquelle elle est poussée, et donne un support uniforme. Je puis ajouter que le glissage n'existe que de nom. L'hélice est excessivement légère et doit son efficacité à la forme et à la nature graduée de ses lames; la marge antérieure de chaque lame étant comparativement rigide, la postérieure étant

comparativement flexible, et plus ou moins élastique. Les lames sont des cerfs-volants dans le même sens que les ailes naturelles en sont. Elles volent quand l'hélice tourne. Je trouve que T hélice aérienne ondulée vole le mieux et s'élève le plus quand ses angles sont inclinés d*un certain degré vers le haut, comme l'indique la figure 130. L'aile ondulée aérienne peut avoir un plus grand nombre de lames que Ton placera Tune au-dessus de l'autre ; et Ton peut combiner deux ou plusieurs hélices et les faire tourner dans des sens opposés de manière à les faire alterner, une hélice produisant le courant sur lequel Tautre s* élève comme cela arrive pour les ailes natu* relies.

Uliélice aérienne opère aussi sur Veau. — La forme d'hélice qu'on vient de décrire s'adapte à l'eau d'une ma« nière remarquable si l'on réduit les lames, et si on les compose de quelque substance élastique qu résiste à raction des fluides, comme de la gutta-percha, des lames d'acier soigneusement adoucies et finement graduées, etc. Elle a la même relation avec Teau et produira sur elle le même effet que la queue et les nageoires du poisson. Elle projette pendant son action ses lames en double figure en 8, semblables à tous égards à celles produites sur les marges antérieures et postérieures de l'aile naturelle et de l'artificielle. Comme la vitesse acquise par les diverses portions de l'aile de chaque lame varie, il en est de même des angles sous lesquels frappe chaque portion de Thélice, ces angles étant les plus grands à la base, les moindres à Textrémité. Les angles faits par les diverses portions de l'aile diminuent à mesure que s'accroît la vitesse avec laquelle

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