L'HOMME PENDANT LA COURSE
mouvement tendant à osciller légèrement en arrière quand le tronc s'élève. Le corps est plus incliné en avant pendant .a course que pendant la marche, et il y a une période où les deux jambes sont en même temps détachées du sol, tandis que rien de semblable ne se présente dans la marche. Dans la marche rapide la jambe qui pousse en avant agit plus ou moins obliquement sur le tronc qui est plus incliné et plus forcé en avant que dans la marche lente. Le temps où les deux jambes sont en même temps sur le sol diminue à mesure que la vitesse augmente et s'évanouit quand la vitesse est maximum. Dans la course rapide, la longueur du pas s'accroît rapidement tandis que sa durée diminue lentement; mais dans la course lente, la longueur diminue rapidement, tandis que la durée reste à peu près la même. Le temps d'un pas dans la course rapide comparé à celui d'une marche rapide est à peu près comme deux est à trois, tandis que les longueurs des pas sont dans le rapport de deux à un; en conséquence, une personne peut courir trois fois plus vite qu'elle ne marche. Ce que l'on recherche dans la course est une vitesse plus grande que celle qu'on peut acquérir en marchant. Pour y arriver, au lieu que le corps soit supporté par chaque jambe alternativement, Faction se divise en deux périodes : pendant l'une, le corps est supporté par une jambe; pendant l'autre, il ne Test pas du tout.
La vitesse de la course est ordinairement à peu près de dix milles à l'heure, mais il y a des personnes qui, pendant une période limitée^ peuvent excéder cette rapidité i. h
^ Encycl. d'Anat. et de Phys., article « Mouvement >»•