L'HOMME EN MARCHE
La relation est purement mécanique. L'essieu de la grande roue correspond à Tarticulation iiio-fémorale (hanche) de rhomme de haute taille, les rayons à ses jambes, et les portions de jantes à ses pieds. L'essieu, les rayons et la jante de la petite roue ont les mêmes relations avec Tarticulation ilio-fémorale (hanche), les jambes et les pieds de rhomme petit. Quand un homme grand et un petit marchent ensemble, s'ils vont au pas, et font le même chemin dans le môme temps, ou le grand doit raccourcir et ralentir ses pas, ou le petit les allonger et les accélérer.
La marche inclinée du berger est plus conforme à la nature que celle du soldat exercé. Elle peut se conserver plus longtemps, et admet une plus grande vitesse. Dans la marche naturelle, comme on le voit chez les paysans, les mouvements complémentaires sont tous évoqués. Dans la marche artificielle du soldat exercé, les mouvements complémentaires sont supprimés en grande partie. L'art n'a donc pas perfectionné la nature en fait de marche. Dans la marche, le centre de gravité change constamment, circonstance due aux diverses attitudes prises par les diverses parties du tronc et des membres aux diverses périodes. Toutes les parties du tronc et des membres d'un bipède, et l'on peut en dire autant dxm quadrupède, se meuvent quand s'effectue un changement local. Le tronc du bipède et celui du quadrupède en marche sont donc dans une condition analogue à celle du corps du poisson pendant la natation.
Dans la course, tous les mouvements indiqués s^exagèrent. Ainsi les pas sont plus rapides et les enjambées plus grandes. En marchant, un homme bien proportionné
de six pieds peut à peu près parcourir sa propre hauteur en deux pas. En courant il peut sans difficulté en franchir un tiers en plus.
La figure 28 représente un athlète se penchant avant de courir.
FiG. 28. — Homme sft préparant à courir d'après un dessin de Flaxman, Dans la figure originale le bras droit est pendant et place sur la cuisse droite.
On observera que la jambe gauche et le tronc s'avancent au-delà de la ligne verticale (x), et que les bras sont repliés comme les ailes rudimentaires de l'autruche, pour corriger des oscillations défavorables des épaules, occasionnées par les violentes oscillations du bassin pendant la course.
Pour que la jambe droite puisse osciller en avant, il est évident qu'il faut qu'elle se plie, que la jambe gauch^ s'étende et que le tronc s'élève. L'élévation du tronc lui fait prendre une position plus verticale, et cela empêcha la jambQ oscillante d'aller trop loin en avant; la jambe en