‹ La locomotion chez les animauxChapitre 41 sur 130 · LA PROGRESSION DANS L'AIR · texte numérisé non relu

LA PROGRESSION DANS L'AIR

L'atmosphère, à cause de sa grande ténuité, de sa mobilité et de son impondérabilité comparative, présente peu de résistance aux corps qui la traversent avec de faibles vitesses. Mais si la vitesse est très-notablement accélérée, le mouvement même d'un jonc ordinaire offre une sensible résistance.

Ceci vient de l'action et de la réaction de la matière, la résistance éprouvée variant selon la densité de la matière et la forme, l'étendue et la vitesse du corps qui agit sur elle. Donc, tandis qu'à peine si un obstacle est présenté au progrès d'un animal en mouvement, il est souvent excessivement difficile de comprimer Tair avec une rapidité et une énergie suffisantes pour le convertir en un point d'appui capable d'assurer un essor ascendant. Ceci provient de ce que les corps en mouvement dans l'air éprouvent le minimum de résistance et occasionnent le

iU PROGRESSION DANS OU A TRAVERS L'AIR

maximum de déplacemenU Une autre et très-sérieuse difficulté doit se rapporter à la grande inégalité du poids de Tair comparé à celui de tout solide connu, ce poids étant à celui de Teau à peu près comme 1000 est à 1. La puissance de support ou de suspension d'un milieu varie dans le même sens que sa densité.

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