GRANDE SURFACE DE L'AILE
cun bien pratique ne peut donc résulter pour l'aérostation de mesures précises des ailes et du tronc des êtres
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volants; et l'on ne peut poser aucune règle quanta l'étendue de la surface reqiûse pour soutenir un poids dé-
terminé. La surface de Taile est, règle générale, considérablement en excès sur ce qui est effectivement requis pour le vol. On peut le prouver de deux manières, d'abord par ce fait que les chauves-souris peuvent porter sans difficulté leurs petits, et les oiseaux élever des quantités surprenantes de poissons^ de gibier, de proie, etc. J*ai eu autrefois en ma possession un hibou de grange apprivoisé qui pouvait après un jeûne de vingt-quatre heures soulever un morceau de viande du quart de son poids; et il est bien connu qu'un aigle peut transporter avec facilité un agneau de dimension modérée.
L'excès de la surface de l'aile se prouve, secondement, par le fait qu'on peut enlever une grande proportion des ailes de la plupart des animaux volants sans détruire leur faculté de voler. J'ai institué une série d'expériences sur les ailes de la mouche, delà libellule, du papillon, du moineau, en vue de préciser ce point, en 4867. Voici les résultats obtenus :
Mouche bleue. — 1" expérience. — Détaché la moitié postérieure ou mince de chaque aile suivant son grand axe. Vol parfait.
2e exp. — Supprimé les deux tiers postérieurs de chaque aile suivant le grand axe. Encore vol parfait. Je dois avouer que je ne m'attendais pas à ce résultat.
3e exp. — Supprimé obliquement un tiers du bord antérieur ou épais de chaque aile. Vol imparfait.
4* exp. — Supprimé obliquement la moitié du bord antérieur ou épais de chaque aile. La faculté de voler complètement détruite. Des expériences 3 et 4 il semblerait que le bord antérieur de l'aile qui contient les