FORME DES AILES
postérieure. Elles.sont aussi mobiles dans tous les sens. Les flg. 61, «2, 63 (p. 189, 190, 191), 59 et 60 (p. 175), 96et97(p. 242), représentent des ailes types d'oiseau ; les
lîg. I7(p.51),94et 95 (p. 241), des ailes types de chauvessouris ; et les fig. 57 et 58 (p. 172, 173), 89 et 90 (p. 236), 91 (p. 237), 92 et 93 (p. 240) des ailes types d'insectes. Dans toutes Les ailes que j'ai examinées, chez l'insecte, la chauve-souris ou l'oiseau, l'aile est refermée, fléchie ou rapprochée du corps par l'action de ligaments élastiques, ces organes par leur simple contraction amenant l'aile pleinement étendue et présentant son maximum de surface à reprendre sa position de repos et la forme de moindre résistance. Le principal effort requis pendant le vol est donc fait pendant l'extension et au commencement du coup descendant. Les ligaments élastiques sont diversement formés, et le total de la contraction qu'ils subissent est dans tous les cas exactement adapté à l'éten-
due et à la forme des ailes, et à la rapidité avec laquelle elles sont mises en mouvement ; la contraction étant plus grande chez les insectes à courtes ailes et à corps lourd, et moindre chez ceux à corps léger et à grandes ailes, particulièrement ceux qui glissent ou planent. L'action mécanique des ligaments élastiques, j'ai à peine besoin de le faire remarquer, assure à l'aile une période additionnelle de repos à chaque coup ; et c'est là un point de quelque importance que le vol prolongé des insectes et des oiseaux ne soit pas sans intervalles réglés de repos.
Fia. 62. — Aile gauche de l'albatros, d, e, f, Marge antérieure ou épaisse de l'aile, bf a, c, Marge postérieure ou mince composée de plumes primaires (6), secondaires (a), tertiaires (e). Dans cette aile la première primaire est la plus longue, les grandes et les petites rectrices étant extraordinairement longues et fortes. Les grandes et les petites rectrices occupent le corps de Taile {e, d) et sont assez nombreuses pour prévenir toute fuite d'air entre elles pendant le coup de retour ou ascendant. Celte aile que j'ai en ma possession mesure plus de six pieds de long. — Originale.
Toutes les ailes sont munies à leur insertion de quelque sorte de jointure universelle qui leur permet de se mouvoir non-seulement vers le haut, le bas, en avant ou en arrière, mais aussi à divers degrés d'obliquité. Toutes les ailes obtiennent leur base d'appui en présentant à l'air des surfaces obliques, le degré d'obliquité croissant dans une direction descendante d'arrière en avant pendant l'extension et le coup descendant, et décroissant graduellement dans la direction opposée pendant la flexion et le mouvement ascendant.
Chez l'insecte les surfaces obliques sont dues à la con-