L'AILE DÉCRIT UN 8 DE CHIFFRE
cette jonction particulière, la chute du corps contribuant, comme on Ta déjà expliqué, à Télévation de l'aile.
L'aile agit comme une hélice ou une vis dans une direction plus ou moins horizontale d'arrière en avant, et d'avant en arrière. Si l'on observe d'en haut l'aile de la grande mouche domestique pendant ses vibrations, on trouvera que l'impression produite sur l'œil par son action est plus ou moins concave (fig. 66, p. 192). Ceci est dû à ce que l'aile est de nature spirale, et à ce que pendant son action elle se tord sur elle-même de manière à décrire une double courbe, Tune dirigée vers le haut, l'autre vers le bas. La double courbe dont nous parlons est particulièrement visible dans le vol des oiseaux à cause de la dimension plus grande de leurs ailes. L'aile au repos aussi bien qu'en mouvement peut se comparer avec justesse à la lame d'une hélice propulsive ordinaire employée dans la navigation. Ainsi l'aspect général de l'aile correspond très-exactement à la lame du propulseur, et la trajectoire de l'aile dans l'espace est tordue sur elle-même comme l'est le propulseur. La grande vitesse avec laquelle l'aile est menée convertit la tache, l'impression produite sur l'œil en quelque chose d'équivalent à un solide momentané, de la même manière que les rayons d'une roue en mouvement violent occupent complètement l'espace contenu dans la circonférence de la roue (fig. 64, 65 et 66, p. 192).
La figure en 8 de l'aile explique comment un insecte, une chauve- souris ou un oiseau, peuvent se fixer en Tair, l'action alternative en avant et en arrière de l'aile leur ^ fournissant du support mais non de la propulsion. Dans
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ces cas , les coups rétrogrades et progressifs doivent se conlre-balancer.
L'aiie, quand le corps avance, décrit une trajectoire bouclée et ondulée. — Quoique la figure en 8 représente avec une grande fidélité la torsion de Taiie autour de son grand axe pendant l'extension et la flexion, et pendant les coups ascendants et descendants, lorsque Tanimal volant agite ses ailes devant un objet, ou mieux encore lorsqu'il est artificiellement fixé, il en est autrement quand il est libre et s'avance avec une grande rapidité. Dans ce cas, l'aile en vertu de sa progression en avant due au mouvement du corps , décrit une courbe tantôt bouclée, tantôt ondulée. La trajectoire bouclée et ondulée décrite par l'aile d'un insecte est représentée fig. 71 et 72, et celle décrite par Taile de la chauve-souris et de l'oiseau, fig. 73.
Les boucles faites par l'aile de Finsecte, grâce à son coup plus oblique, sont plus horizontales que celles faites par Taile de la chauve-souris et de l'oiseau. Le principe est cependant le même dans les deux cas, les boucles se transformant finalement en trajectoires ondulées. L'impulsion est communiquée à l'insecte aux parties épaisses des boucles a b c d e f g ij k Imnde la figure 74 ; les courbes ondulées sont indiquées p q r s t de la même figure. Le recul obtenu de l'air est représenté aux lettres correspondantes fig. 72, le corps de l'insecte se transportant le long de la courbe indiquée par une ligne poinlillée. L'impulsion se communique à l'aile de la chauvesouris et de roiseau, aux parties épaisses des boucles a b cdefghijhlmnodela fig. 73, la courbe ondulée étant indiquée p s t u v w de la môme figure. Quand la