Parce que ces doctrines sont restées incontestées
pendant près de deux siècles, et ont été adoptées par tous les écrivains depuis ce temps, et dans la majorité des cas, j*ai regret de le dire, sans en avouer rorigine;
3. Parce que ses idées ont été ressuscitées par l'école française moderne ;
4. Et parce que, en commentant et en critiquant Borelli, je commenterai et critiquerai nécessairement tous ses successeurs.
Direction du coup, flexion de l'aile^ etc. — Le duc d'Argyll ^ s'accorde avec Borelli pour croire que Taile frappe d'une manière invariable perpendiculairement vers le bas. Ses paroles sont : — c Excepté pour arrêter leur vol, les oiseaux ne peuvent frapper que directement vers le bas; c'est-à-dire en opposition à la force de la pesanteur. » Le professeur Owen, dans son Anatomie comparée ; M. Macgillivray, dans ses <k Oiseaux de la Grande- Bretagne » ; M. Bishop, dans son article « Mouvement » dans TEncyclopédie d'Anatomie et de Physiologie, et M. Liais, c Sur le vol des oiseaux et des insectes » dans les Annales des Sciences naturelles, tous assurent que le coup est donné vers le bas et plus ou moins en arrière.
Pour obtenir une réaction vers le haut, on supposerait naturellement que tout ce qu'il faut c'est un coup vers le basy et pour obtenir une réaction en haut et en avant on conclurait qu'il ne faut qu'un coup en bas et en arrière. Tel n'est cependant pas le cas.
En premier lieu, une aile naturelle ou une artificielle convenablement construite ne peut être abaissée ni vertU calement ni en arrière. Elle doit nécessairement desceu"
*■ « Reign of Law » Good words, 1865.