SCÈNE XX
Les Précédens , JACOB.
JACOB 9 descendant le petit escalier.
Ma mère , madame Jacob. . . ohé. . . les autres !
Mad. JACOB.
Ah ! le voilà enfin. . . eh bien , qu'y a-t-il donc?
JACOB
Allez, de fameux événemens» . . et je peux vous en apprendre ; car je connais toute la manigance.
TOUS
Il serait possible ...
Mad. JACOB ? le caressant.
Quand je vous le disais.. . est-il gentil ? Parle donc, mon enfant.
TOUS
Eh! oui) parle vite!
PHILIPPE
Mais par quel moyen as-tu appris ?. .
JACOB
Par quel moyen?. . ça c'est mon secret à moi. . . vous ne le saurez pas; mais pour celui de nos maîtres , c'est différent ! . . . Imaginez- vous donc , que M. Adolphe qui vient d'arriver , est le neveu de M. Raymond.
ÀNNETTE»
Son neveu !
MORODAisT.
Notre neveu !
JACOB
Eh ! oui vraiment ! il était dans la disgrâce 4e son oncle ,
en sujet (Van mariage qu'il avait refusé k -Marseille.. . Alors, il était venu ici à Paris, et il était tombé Amoureux deg\lademoiselie.
Mad. j\CO*3, à Philippe* Amoureux de Mademoiselle, vous le raye»,
PHILIPPE
Parbleu , c'est moi qui vous l'ai dît.
MORODAX.
Dulout. . . vous disiez de Madame.
ÀNOT/TTK.
Laissez-le dons achever,
JACOB
Etanlsans fortune, et brouillé avec son oncle, il n'osait pas lui parler de son amour, et demander son consentement, . . d'un autre côté, M. de Selmar lui aurait refusa sa fille. . . Alors, depuis quelque jours, et sans en parler à personne, il^s'étaient marias secrètement.
TOUS
Secrètement.
AVXETTK.
Vous voyez, M. Philippe, avec vos idées... moi j*é(aî* ' bien sûre que ma maîtresse. . .
rVcoB.
Lu dessus, des reproches , des explications , des pardons avec des sanglots... mon père... ma filie... et ainsi de suite. Finalement, il a été convenu que, pour l'honneur de la famille, cela serait tenu secret... que le mariage ne serait censé avoir lieu qu'aujourd'hui, qu'on allait tout proparer pour cela , et qu'on ne parlerait pas des soixante mille francs , que M. Raymond doit prêter à noire maître... Alors, ils se sont tous réconciliées , et sont enfin sortis du boudoir... ( bas à Annctie) , heureusement pour moi-, car j'étouffais.
AKNETT8.
Comment; vous étouffiez?
JACOB
Oui... cette armoire ou vous m'aviez faif cacher», était si étroite.
ANNETTR , de menu*.
Taisez-vous, voici o*s M^iem>.
La Loge du Portier. S