SA NATURE ET SON RUT
mont convaincus et dévoués à la Théosophie, un courant de la vie des Maîtres passera dans cette loge, la vivifiera, puis, de là, parcourra la ville où vous êtes pour faire sentir à tous que les Maîtres sont présents.
Tel est donc le grand but, le vrai but d’une loge Ihéosophique : servir de centre de vie , devenir un véhicule de la vie. Si une loge de la Société , a dit un Maître, remplissait absolument son devoir , on ne devrait trouver auprès d'elle ou autour d'elle ni l'ignorance, ni la misère , ni la pauvreté .
Au point de vue du Maître, une loge est donc un noyau de vie autour duquel doivent disparaître l'ignorance, la misère et la pauvreté.
Malheureusement, des loges aussi parfaites n'existent pas encore dans la Société ; nous ne faisons que commencer notre œuvre ; mais chaque membre qui, en concourant à son travail, reconnaît en la loge ce centre de la vie des Maîtres, fait un pas vers la perfection et, en même temps, aide au développement de cette perfection dans la loge elle-même.
3° Voici l'idée que je désirais vous faire reconnaître comme absolument vraie. Nous parlons beaucoup des formes-pensées. Eh bien, chaque loge est comme un laboratoire où l’on fabrique ces formes pour les répandre ensuite partout dans
LA LOGL THÈOSOPILiQUi;
la ville. Lorsque, dans la loge, vous pensez à la Théosophie, il se produitune grande vibration qui, partie de celte loge, va parcourir la ville. Par suite, vous pouvez faire beaucoup plus en pensant qu’en parlant; mais si vous voulez créer des formes, il faut penser avec netteté, avec force. De ce groupe de loges dont nous inaugurons ce soir le nouveau siège, doivent se répandre partoul les idées de la théosophie, la réincarnation, le Karma, la fraternité humaine.
Quand ils cherchaient leurs disciples dans le monde divin , ont dit les Maîtres, c était comme s ils Dopaient dans l'obscurité de la nuit de petites lumières apparaissant partout où se trouvait une cime aimant V humanité . Or, lorsque les Maîtres, aujourd'hui, contemplent le monde, ils devraient percevoir les loges de la Société théosophique comme des flammes brillant dans l'obscurité de l'ignorance humaine.
L’étincelle d’amour, de dévouement, qui se trouve dans le cœur de chacun de nous, devient, en effet, une grande flamme quand nous sommes réunis; les cœurs se communiquent l’un à l’autre leur flamme, et toutes ces étincelles deviennent de grandes lumières d’amour pour 1 humanité.
Partout où l’on a fondé des loges, on en a reconnu l'influence. Aux Indes, la spiritualité est