‹ La loge théosophiqueChapitre 5 sur 9 · SA NATURE ET SON BUT · texte numérisé non relu

SA NATURE ET SON BUT

lorsque vous étiez entre vous. Mais, pour pouvoir répandre ces idées, il faut développer en vous le don de la parole, trouver parmi vous des orateurs capables d’exposer les vérités de la théosophie au grand public et de les répandre dans le monde ; une loge est un endroit d’instruction par la parole, où chaque membre devrait, de temps en temps, s’essayer à parler, ne fût-ce que pendant de très courts instants, afin de discipliner sa langue, de penser plus clairement et de s’exprimer avec plus de facilité. Il serait en elTet défavorable ù la Société que ses membres ne pussent répondre à ceux qui les interrogeraient sur ce qu’est la théosophie. Chaque membre d’une loge doit êlrc comme un petit flambeau théosophique qui répand la lumière partout où il va, et qui partout, prêt à donner une réponse à toutes sortes de questions, doit s’exprimer clairement sur les idées théosophiques. Un membre d’une loge isolée, au milieu d’une foule de non-théosophes dans laquelle on discute ces questions religieuses sociales ou politiques, ne doit jamais rester court. Sur toutes ces questions, la théosophie a quelque chose à dire et le théosophe doit être le propagateur de la grande lumière que la théosophie peut répandre sur tous les sujets qui font l’objet de discussions dans le monde.

2G LA LOGE THÉOSOPHIQUU

Ainsi, apprenons à parler aussi bien qu’à étudier.

lit la nécessité de bien s’exprimer a pour objet l’enseignement que le théosophe doit répandre dans le monde. Car le bon Ihéosophe ne doit pas penser seulement à sa propre évolution : il doit aussi, il doit toujours penser à l aide qu’il peut apportera l’évolution d’autrui.

Apprendre à parler, étudier, ne constitue pas encore le but complet des loges de la société théosophique. On parle d’organisme théosophique : qu’entend-on par le mot organisme ?

La société théosophique n'est pas seulement un groupe, c’est aussi un corps, un corps vivant, le véhicule d'une vie plus grande que la vie du corps.

Chaque corps est composé d’organes, de cellules, chaque cellule, chaque organe ayant une vie propre. Dans le corps composé de toutes ces cellules, on rencontre une vie beaucoup plus grande que la vie des cellules séparées; on y rencontre des milliers de petites vies. La vie humaine est une chose beaucoup plus grande que la vie qui se trouve répandue dans les cellule^ du corps : c’est un esprit immortel, une intelligence, uneàme ; et quand on parle d’un corps, on a toujours en vue un véhicule dans lequel on trouve une vie plus

SA NATUm: ET SON BUT

grande que la vie de ces cellules. De meme, quand on parle de l’organisme théosophique, on songe à un corps vivant véhicule d’une vie plus grande que celle des éléments qui le composent. C’est la vie de cette grande Loge dont on parle de temps en temps, la vie des Instructeurs, de l'humanité, des Gardiens de l'évolution spirituelle de l'Humanité, de ces grands Êtres, de ces Hommes divins qui fondent les religions, qui répandent la lumière de la spiritualité, qui vivent depuis le commencement de l'humanité pour durer jusqu’à sa fin et qui sont en un mot la vie dont dépend la vie spirituelle du monde.

i° Cette vie possède un grand nombre de véhicules ; chaque religion, chaque foi qui a consolé l’humanité est un véhicule de cette vie spirituelle du monde, et la Société théosophique est en ce moment le véhicule de cette vie qui inspire le monde. Les grands Êtres qui ont fondé la Société Lhéosophique l’ont créée afin de vivifier par elle t ouïes les religions de la terre , afin de trouver en elle le véhicule spécial par lequel on pûL répandre dans les religions du monde la vie spirituelle capable de les revivifier.

Voilà le plus grand but de la Société théosophique. Or, chaque branche, chaque loge, est, comme une société en pelil, un organisme ou

TA LOGE TIIÉOSOP1IIQIJE

véhicule de cette grande vie, et, lorsque l’on fonde une loge de la Sociélé Ihéosophique, c’est comme si Ton créait un nouveau réservoir de vie spirituelle, afin de la répandre sur toute la ville, sur tout le pays dans lequel cette loge se trouve.

2° C’est ici que se rencontre une particularité très intéressante. Nous disons que la Société théosophique est un noyau ; chaque branche, chaque loge est aussi un noyau, centre de vie d’où rayonnent toutes les énergies, toutes les forces organisatrices de la vie de la cellule, vie spirituelle bien entendu. Dans le groupement de Paris vous avez un noyau de vie spirituelle. De chacune des branches qui le compose, comme d’un noyau dans une cellulo, doivent se répandre partout dans la ville des ramifications de la vie spirituelle. Une branche ne mérite vraiment le nom de branche que si elle constitue un petit réservoir de vie spirituelle qui, répandue par elle dans toutes les directions, va vivifier les religions, les sciences et les philosophies.

Donc, réunis en loges, vous devez étudier, par ler, mais ce qui domine vos études et vos paroles, ce doit être le sentiment que vous êtes comme un organisme vivant chargé de répandre la vie partout où vous êtes.

Si, lorsque votre loge se réunit, vous êtes vrai-

Page 1