AVANT-PROPOS VII
Puis, séparant rafiSrmation relative à Thypothèse de Tensemble d'une exposition philosophique, ,j-ai sollir^ cité, en 1874, l'honaeur de développer cette affirsoiArt tion dans des séances sociale», sous les auspioèside la Société des arts de Genève; j'espérais compter des maîtres au nombre de mes auditeurs et recevoir laurs observations ; cet espoir n'a pas été déçu.
Le résultat de ce dernier travail a été publié \im grande partie dans la Betiue philosophique (juillet 1876 à septembre 1877); et cette publication m'a valu quelques conmiunicatîons utiles que j'ai mises àiprofit pour la rédaction définitive des pages que je soumets maintenant à l'appréciation du lecteur.
On se méprendrait gravement sur la nature de imon travail si l'on pensait qu'il doit avoir pour dfet de réhabiliter pratiquement l'hypothèse et d'encourager son emploi. Il est impossiUe d'augmenter l'emploi d'un procédé de la pensée toujours et nécessairement en exercice. Marquer la place de l'hypothèse, c'est donner aux savants la conscience claire de la méthode qu'ils emploient, et les rendre par là même attentife à ses abus. Dans la vie morale, une passion est d'autant plus dangereuse qu'elle est ignorée; la mettre en évidence, c'est engager à en surveiller les effets. De même, signaler l'action toujours présente de la faculté de supposer, c'est appeler l'attention sur la nécessité de surveiller cette action, pour la maintenir dans ses justes limites. Cette étude est particulièrement opportune dans la disposition actuelle des esprits. Après les synthèses brillantes et prématurées de la physique cartésienne, les sciences de la nature ont pris une marche plus analytique et se sont préoccupées surtout de constater et de distinguer les phénomènes. De cette tendance poussée à l'excès sont nées la théorie de la multipUcité des fluides en physique, et la multiplica-