‹ La logique de l'hypothèseChapitre 47 sur 152 · L'ÉTAT DE LA SCIENCE · texte numérisé non relu

L'ÉTAT DE LA SCIENCE

cation du télescope, près de trois siècles avant Galilée. M. Auguste de La Rive enfin m'a affirmé (mais je ne connais pas le texte) que Roger Bacon a constaté le phénomène des interférences, l'une des bases de la théorie des ondulations lumineuses, théorie dont la démonstration devait se faire attendre pendant six siècles. Dès le xvi« siècle, et même avant, on rencontre dans quelques auteurs la théorie que les miasmes qui produisent les maladies contagieuses sont des êtres vivants. Ce n'est qu'à l'époque contemporaine qu'on a constaté des faits démontrant que la doctrine est vraie, dans un certain nombre de cas du moins *.

4® Utilité de l'histoire de la science.

Il résulte des considérations précédentes (Ju'il peut exister dans nos bibliothèques les affirmations de maintes vérités généralement ignorées, parce qu'elles ont traversé la pensée d'un homme de génie avant l'époque où elles pouvaient être solidement démontrées. Ce fait peut se réaliser, même dans les sciences mathématiques, s'il est exact, comme on l'a affirmé, qu'une lecture attentive des textes de Pascal aurait pu y faire découvrir, avant l'époque de Newton, le théorème du binôme qui porte le nom du célèbre astronome anglais ^ Les physiciens et les naturalistes ont raison sans doute de consacrer la plus grande partie de leur temps à l'observation directe des phéno-

legeremus litteras minutissimas et numeraremus res quantumcumque parvas^ et stellas faceremus apparere quo vellemus.

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