TROISIÈME PARTIE
.0 espice âa crêalion, et pnrtaiil il n'y ii poml de forraes suh-
ïulra de même nature : S'il n'y avait point de formes itiDlielloB, disuat-ils eocitre, les (très mtnrels ne seraient pas des qti'ils appelleat per st, lolum ptr se, mais des Êtres par accident; ■: font des tous per se, donc il j a des formes SDbataatielles. but encore prier ceux qui as servent de cet argument de vouloir ipi'ilB entendeol par un tout ptr m, loivni fer se; car a'ila !Dt, comme ils font, un être composé de maliÈre et de forme, il lur que c'est une pétition de principe, puisque c'est comme s'ils sa( : S'il n'y avait point de formes substantielles, les ètrea naturels iraient pas composés de matiËre et de formes Eulistanticllos : ori^ • composas de matière et de formes suhatantielles, donc il j a deti'V es substantielles. Que s'ils entendent antre cbose, qu'ils le disette T 1 verra qu'ils ne prouvent rien.
I s'est arrêté un peu en. p&ssant ^ faire voir la faiblesse des argaâ sur lesquels on établit dans l'école ces sortea de substances qui ne découvrent ni par le sens, ni par l'esprit, et dont on ne sait autre le, siuon qu'on les appelle des formes subatanli elles; parce que, qnoi- Ctoi r)iii les soutiennent le fassent à trËs-bon dessein, néanmoins les t ils se servent et les idées qu'ils donnent de ces formes trnubleot des preuves très-solides et trèa-convaiucaotes lortalité de l'Ame, qui sont pr^es de la distiuction des corps et esprits, et de l'impossiliililé qu'il y a qu'une substanee qui n'est {las ière périsse par le= chungoments qnï arrivent dans la matière : car, ]e moyen de c^s formes snbatantiellca, on fournit, sans y penser, aux rtlns des eieuiplea de substances quî périssent, qui ne sont pas proaent mHtièrc, et à qui on attribue, dans les animaux, une inHailé de lées, c'est-à-dire d'actions purement spirituelles; et c'est pourquoi it utile pour la religion et pour la conviction des impies et des li^ iug de leur éter celte réponse, eu leur faisant voir qu'il n'y a rien lUB mal fondé que ees subsUnces périssables qu'on appelle des fonaei tantielies,
1 peut rapporter encore k cette sorte de sopbisme la prenve que l'irn à'oo. principe dilTérent de ce qui est en question, mais que l^on Bail J ispns moins contesté par celui contre lequel on dispute. Ce sont,'* exemple, deux dogmes également canslants parmi les catholiques ! ', i{nB tous les points ds la foi ne peuvent pas se prcaver par l'Ëcri- Seule; l'antre, que c'est un point de la toi, que les enfants sont casa du baptême. Ce serait donc mal raisonner ï un anabaptiste de ivor coure les catholiques qu'ils ont tort de croire que les ciilunts nt capables du baptême, parce que nous n'en voyons rien dans i'Ëcrl- I, puitque cette preuve suppnserait que l'on ne devrait croire de fol ce qui est dans l'Ëcritnre : ce qui est nié par les catholiques, lulln on peut rapporter â ce sophisme tous les raisonnements où l'an
e chose inconnue par une qui est autant ou plus inconnu B cbose iocerlaino par une autre qui est autant ou plus incerlaii
ni. Prmdrepour cause ce qui n'est point cause.
Ce sophisme s'appelle non causa pro caiisâ. n est | ordinaire parmi les hommes ' , et on y tombe en plus] manières : l'une est parla simple ignoranee des vériLl causes des clioses. C'est ainsi que les philosophes on? tribuË mille cfTeLs h la crainte du vide, qn'on a prorf démoDStrativement en ce temps, et pur des expériences très-ingénieuses, n'avoir pour cause que la pesanteur de l'air, [comme on peut le voir dans Texcallent traité il. Pascal'. Les mêmes philosophes cnseigoent oïdinairenu ■ . que les vases pleins d'eau se fendent à la gelée, parce -j l'eau se resserre, et ainsi laisse du vide que la nature : peut souffrir, et néanmoins on a reconnu ijq'IIs mtrompent que parce qu'au contraire l'eau Ctanl gii occupe plus de place qu'avant que d'être gelée, ce qui IH i aussi que la glace nage sur l'eau.
On peut rapporter au môme sophisme, quand on s& sert do causes éloignÉes et qui ne prouvent rien, pour prouver des choses ou assez claires d'elles-mÉmes, on fausses, ou au moins douteuses, comme quand Aristolc veut prouver que le monde est parfait par cette raison : . M Le monde est parfait, parce qu'il contient des corps; \v corps est parfait, parce qu'il a trois dimensions; lostroi:. dimensions sont parfaites, parce que trois sont tout [quia tria attnt omnia), et trois sont tout, parce qu'on ne. 56 sert pas du mot de tout quand il n'y a qu'une chose ou deux, maie seulement quand il y en a trois'. » On prmivera par cette raison que le moindre alome est aussi jj,i ifait que le monde, puisqu'il a trois dimensions aussi Lion que le monde; mais tant s'en faut que cela prouve (jm? le monde soit parfait, qu'au oontrab'e, tout corps, on tant que corps, est essentiellemenl imparfait, et que Li
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