CHAPITRE IX. — De la olarté et distinetion des idées, et de leur
obsenrité et confusion.
» On peut distinguer dans une idée la clarté d'avec la distinction, et l'obscurité d'avec la confusion ; car on peut dire qu'une idée nous est claire quand elle nous frappe vivement, quoiqu'elle ne soit point distincte, comme l'idée de la douleur nous frappe très-vivement, et, selon cela, peut être appelée claire; et néanmoins elle est fort confuse en ce qu'elle nous représente la douleur comme dans la main blessée, quoiqu'elle soit dans notre esprit.
» Néanmoins, on peut dire que toute idée est distincte en temps que claire.
» L'idée que chacun a de soi-même comme d'une chose qui pense est
ANiLYSB DE LA LOGIQUE BË PORT-ROYAL.
1rt«>clyire, cl de inims iiisii l'Idée de inuU;) les ddf «uilnaccs de oolrt
peiiE^e, ïotnme juger, raieoanej', doulcr, vuuluir, détirer, «cnlir,,
imugineT'
j> Les idées conruies et obEcuret sent celles que neue avans ileï
Ïnalilès se uslbles, camme des touleun, de; suns, âei odeurs, des bdÀu,, a fraîd, du chaud, de U pesnoieur, etc., comuie aussi de odb atiuÉlita, de la faim, de la soif, de la dautenr corpoielle, et vnici ce qui Fait que ces idée! sont ciiiiruscs.
"[ les bouimea eut bien tu que la dealeur n'est paa dans !e Ten mil' la main, pent-etre iiu'ils ge août eneore irompèa en croTant qu'«U« int U ninm que )e ivu biille : au lieu qu'à, le bien prendre, etià que dans l'espdt, tinaiqne i 1 occasieu de ce qui se passe daug If, parce que la douleur n'est antre chose qu'un scillimept d'avei-sioil: '"-' ïonijoit de quelque mouTemenl contraire^ la coastitutiDiC 9 son corps. i
rlque obatruDllDa empïebe que lei Aleta de nerlï ne puissent
liguer leur mouvement au i:erve:iu, cfimme il arrive dans la pn-
MljHe, ilbe peut faire qu'un bomue Toie couper et biiiler eu mai -■
qu'il en sente de la doaleur; et an contraire ce ijui semble bien él\ an peut avoir en qu'on appelle mal A la main sauE avoir de main, c il arrive Irâs-suuient b ceux qui ont la main couple.
lutarelle de si
sLa première et la principale pente de la cennupiseente est fera le plaisir dc^ Euns qui naît de certains ubjels eittrieurs; cl cumnie l'Ame s'a». perçoit que ce plaisir qu'elle aime lui vient de ces cbosea, elle ï joini incuntiaeQl l'idée de bien, et celle de mal I ce qui l'en prive. Enauliei Tojsnl i)ue les ricl;eEiei et 1) puissance huinaint) sont lee moyens ordl^ utires de se rendre maître de ces objets de It concupîscencsi elle com< mtnee ïlea re^rder comme de grands biens, et pir conséquent elle jogi henreni les ncbei ni les grendi qui les pcasedent, et malheureux la) pauvret qui eu aont privés.
» Ur, coEumcil y a nue certaine eicellenee dans le bonheur, elle ni si^pnrc jriin^iis ces deui idées, el elle reprde tuujours comme grandi,^ Ions ci'ui qu'elle coaBld6re comme Iteureut.elcommopetilsteuiqii'ulli estime pauvres et malhememi et c'est la raisea du mùprisque l'< ~ ' des pauvres, et de l'estime que l'on lait des ncbes.
11 n'y a ri«u de plus ujdlnairu que de voir ces vaiua tactdmes, coni'^ poiAs dsi Taux Jugemants des hommes, donner te branle aiit plus ^andei entreprises, et servir de principal objet h toute la conduite de lu vi des hommes.
■ Cettn valear, il estimée dans le monde, qui rait que ceux qui paBsen
Seur braves le préclpUent saos craiuie dans lea plus vruuils iluuiicn' 'eit (Duveni qu'un efl'et de l'appllcalion de leur esprit k ces imagai vides et creusée qui le remplisseoL
a Qu'est-ce que se pioposcol ces gens qui bUlitseiil des mnisona sifc ptrbes beaui:oup en-des9us île leur ccmliiion et de leur Fcriuue} lU s'imagioent que tons wus qui verront leuis jislais cuncevi ont des ru vetncnta de teipect ai d'aùmiritiun pour celui qui en est le mattre>
AN"A,I.T3iî ÎIE U LOGUiUE DE
„.,.... ,.. ,... lei hommes «ioat (ouveni da
dUrérentai 'Mr'i des mîmes chuiss, lit se satvent u itnmuini ilea mémei ii'ijuer, comjnv l'iilde qu'un jifillusophe pilcii a an la laAiHG r|iiD celle nii'eii n uu tliiiclngicD, et u^ïiiiuolus eliiicu» eiiiriim: soi) Uléi^ [i^r le mi^iiie met lU: \etl.u,
CtUMTIlË KII. —On renititsA la oitntii«len qui oalt dam nospeajêca •t dons noB dlseonri it la Delitnilon dei mois ; oA il est parla de la oèoeiiiti (t de l'alUiti de déUuir !•« Dans dont ta »• aert. et de la difftreiie* de la défloitlea des ehsiei d'aveo la difloitlea dea aama, » Si je veux prouver qnc noire fime est imioorlella, le mot d'Ame illunt (ttivoqne, oonime uoua l'uvona montré, fera naître aisémuut de U Hiruliuii aâna ce iiuej'iioi'fti idire : de «oj'tequa, noiir l'éviter, je regarderai le mot d'tino aumine ai o'itaît nn inn r^ul n tùl pnînl oncnre lia -eila, el je l'uppliiraerai uniquement à ce qui eel en uous le prineipa le la pEuâe, ea uiaent ; J'iffiUt dmt ce gui M m n«w Itfriwipi di
B C'est te qiiV.n :i\-\-i:\\e U il^llnilion du mot, delinUfiiiHMinh, duatlei isom^lK':' - ' ' :ii, iLiqueile il faul bien diatinguoc de la
je peut ftre celle-ci : l'Ami?»
laquelle ON {III niUMabif eu
nom, cftunne HL , „ . .,.
on âMenoine ce son II Ht* signe d'une iAiv qii« l'oa désigne per d'un