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CHAPITRE IV. — Ou Idées dei eiaut at dei Miai dej dgnM

s Quand uQ CDDsidke un olijet en lui-même et dans soa propre être SDUS porter Iï vue île l'espriU ce gu'il peut reprcsen ter, Tidée qu'au ei a est uue liée do nliuse, comme l'idée de la Icrrc, du soleil; mai: quand on ne regarde un cerloin ahjel que comme en repriseniant un aulre.l'idéo qu'on en a est une idée de signe, et ce premier uiijets'aiipella Et^ue. C'est Riiisi qu'où regarde d'oMluaire les caries et les tableaux. Ainsi le signe enfeime deux idëes, l'une de U cliose qui reprËsente, l'aiitrede la chose reprcsenlée ; ctsanalureconsislc Âexciler Uscccnde par la pj'euiiËie.

CHiU>lTHF. V. — Oh Idées oonsldétêes selon laor com position oa simplloltj, et »ù il est parlé de la mantire de eonaaltrs par ftbitraatien an piôcision.

» Lf peu d'£lenduû de noire esprit fait qu'il ne peitl comprendre parfaitement les clioses un peu couipoeéee, qu'en les considérant par pirties, el comme pnr les diverses faces qu'elfeB peuvent recevoir. C est ce qo'on peut apoder généralement connalire psi '

w Mais connue les choses sont dilTéreinmcnt CDU), . , . ., qii le sont de parties réellement distinctes, qu'un appelle parties Juti-' grantes, comme le eorps bumain. les diverses parties d'un nombre, il' est bien facile alors de concevoir oue noire esprit peot s'appliquer à considérer une parité sans considérer l'autre, parce que ces parties UOl réclleincDt dlslioctes.

s La seconde cou uni asance par partie «st quand on considère un mode itua taire attenlioa li la substance.

u 1^ Iroisitme manière de concevoir les ctiosea par abslractîoa est' qiinud Hiifi même chose ayant divers attributs, on pense à l'ur — ^

» il est visible que, par ces sortes d'abslraclions, Ins idées, de slngulifrii's. ticviennvut coiumunes, et les communes plus communes, et, aillât ofli iiuui donnera lieu de passer à ce qee nous avoua k dire des iilées considérées selon leur universLililé ou partie nUrilé.

j» Los idées qui ne l'eprésenlenl qu'une seule chose s'appellent si

ANALYSE DE LA LOGIQUE DE PORT-ROYAL. il

lières ou individuelles, et ce qu'elles représentent, des indimdns; et

5- celles qui en représentent plusieurs s'appellent universelles, communes,

îî« générales.

J » Dans ces idées universelles, il y a deux choses qu'il est très-impor-

;,- tant de bien distinguer, la compréhension et Vétendue.

t: » J'appelle compréhension de l'idée, les attributs qu'elle enferme en soi,

^ et qu'on ne peut lui ôter sans la détruire, comme la compréhension de

'' ■■ l'idée du triangle enferme extension, figure, trois lignes, trois angles,

ïi" etl'égalité de ces trois angles à deux droits, etc.

y- «J'appelle étendue de l'idée, les sujets à qui cette idée convient; ce

/ qu'on appelé aussi les inférieurs d'un terme général, qui, à leur égard,

■*. est appelle supérieur, comme l'idée d'un triangle en général s'étend à

''. toutes les espèces diverses de triangle.

CHAPITRE VII. — Des oinq sortes d'idées nniverselles, genres, espèces, diflérenoes, propres, aooidents.

Lu genre.

» On appelle les idées genres quand elles sont tellement communes, qu'elles s étendent à d'autres idées qui sont encore universelles, commo le quadrilatère est genre à l'égard du parallélogramme et du trapèze.

De Vespèce,

» Et ces idées communes, qui sont sous une plus commune et plus générale, s'appellent espèces; comme le parallélogramme et le trapèze sont les espèces du quadrilatère, le corps et l'esprit sont les espèces de la substance.

» On appelle les idées différences, quand l'objet de ces idées est ua attribut essentiel qui distingue une espèce d'une autre, comme étendu, pesant, raisonnable.

» On les appelle propres, quand leur objet est un attribut qui appartient en effet à l'essence de la chose, mais qui n'est pas le premier que l'on considère dans celte essence, mais seulement une dépendance de ce premier, comme divisible, immortel, docile.

» Et on les appelle accidentSy quand leur objet est un vrai mode qui peut être sépare, au moins par l'esprit, de la chose dont il est dit accident, sans que l'idée de cette chose soit détruite dans notre esprit, comme rond, dur, juste, prudent

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