Proverbes, xxvir
DEUÏllBUB partis!
.maiimod'Epknre, ;« doulfureïl lepfusumiidrfa fousTMtMtiï, élailcnntredite il'une ttite par les etoïcieni, et d'une sntio par les p^ripuiiiiiviensj car lei p^ripatélicieiie avouaient que la doiileur êlail un nml ; m'Ai ilg soiltensieat que les vii;es el Ivi aqlrea ii£rég;lcrncnlB d'esprit é(3iei)t de bien ptiu grands mam; au lieu q» les sloiuiens ne voulaient piia inémB reconnallrs que la douleur rflt nn mal, bien loin d'avouer qnc ce lil Is plus grand de Ions les maux.
Nuis 00 peut traiter ici une question, qui «rt de saToir s'il est loujoura
fléceESBÎte que, dans ces propositiouâ. le poaitjf du comparatif (?anvienao
s les deux membres de la corapaviisou, et s'il ha\, par etemple,
supposer que dcm choses soient hon{|£a, arm de pouvoir dire qiie l'une
est meilleuFB quo l'autre.
' n semble d'abord que cela devwîl StreaiEsi; msis l'usage est m «ait- IrtdcetPUiaquenoua voyons qnc l'ÊeriM'e ae'serldu mot nieilloai' nunatoleptial en comparant deux biens euBemble, ntslitr ttt 3a]iientia qvaia ir pTudens juam forlii, la sïjesse vaut mieux que la force, «t I l'homme prudent que l'bomme vniilasl;
Mais aussi en comparant uu biea à un msl,inilior<stpulietinirToiiaiilt; un tioinrDe patient vaux mieux qu'unJiDiDma superbe;
Et même en comparant deux maui ensemble, melius al kahilnn c«m irtcuM, jmJt miin lauiiert Uiig!osii;.iï vaut mieux deinenrer >vee un dragon qu'ïTCC une femme quereHeuae. Et ànm l'Ëvangila : il vaut mieux Ctre jeté dsns la mer nue pierre au «m, que de scandaliser le moindre I des fld«leB,
U raison de cet usage est qu'uu gUis grand bien est uiailleur qu'un ^^■n^re, pflrw^n'ilftpluidaJtoiilt^ltoiimfiiirii'eDieB.ârtVirlatndua iniBODi on peut dire, quoique moius prbpjement, qu'un bien est mclllear
' in mal, parce que ce qui a de la bonté en a plus que ce qui n'en a point; el l'on peut dire aussi qu'un moindre mal est meillem' ifa'uD.plaa grand mal, parce que la diminution du mai lenanl lien de bien dans les Diaax, ce qui est moins mauvais a plus de celle sorte de bonli que eu qui B9( plus mauvais.
II feul donc éviter de s'embarrasser m.t\ 'k propos par la chalem' de la dispute i chicaner snr ces fâchons de parler, comme fit un grammairteii donaliste, nommé Cresconius, en éciiyant contre saint Angiistîn; cSr ce EDint ayant dit que les catboliqites aiaient plus de raison de reproclier mt. doDatistes d'avoir livri lei livres sacrés, que les donatistes n'en 'ivaienl de le reprocher aux catboliques : TTadilwjii:«i non mbis pre&aMffui objidmiu, Cresconiue s'imagina avoir droit de conclure de ces p;italea, que saint Anguitin avouait par là qnc les donatistes avuieal rjison de le reprocher aux uthuliques. Si tHiix vet probabilivt, disail-il, nos crgo froithitilir ; nian gTadui itti gnod anie posiluin al a'tgil, non fnod anU tlicivin ttt (mjimbaf . Hais «3 lot Angnslin réfute premièrement cette vaine Enhtiiité pardei cxenplee de l'Ëcriiure, et entre autres par ce passage de riCpItratiii Hébreux, oCi saint Paulnyant dit que la terre qui ne porta que des épines était uiaudite, et ne ilevalt altendre que lefeu, il ajoute: Confid'iim auWifl di vtbii, frairn clmùsimi, mliorat wn qaia, dit ce
Père, lona illa erant çw.t? supra ilixernt, proferre spinas et tribnlos et uslioncm mercri, $ed mngis, quia mala erant, nt ilUs devitatU meliora eligerent et optarent, hoc est^ bona tantis malis contraria. Et il lui montre ensuite, par les plus célèbres auteurs de son art, combien la conséquence était fausse, puisqu'on aurait pu,.ile la même sorte, reprocher à Virgile d'avoir pris pour une bonne chose la violence d'ane maladie qui porte les hommes à se déchirer avec lenrs propres dents, parce qu'il souhaite une meilleure fortune aux gens de bien.
Di meliora piis, errol^omqiio hostibna illam ! Disciiisos nudis lanialMmt dentibus artusl.
Quomoâo ergo meliora piit, dit ce Père, qnasi bona essent Utis, ac non potius magna viala, qui discissos nvdis laniabant dentibus artus,