Des ïnceptives ou désitives
Lorsqu'on dit qu'une chose a commencé ou cesse d'être telle, on fait deux jugements : l'un de ce qu'était cette chose avant le temps dont on parle ; l'autre de ce qu'elle est .^nis ; et ainsi ces propositions, dont les unes sont appelées inceptive;i«etle8 autres désitives, sont composées dans le sens ; et elles sont si sem'-4ibleS| qu'il est plus à propos de n*en faire qu'une espèce^ et de les traitier ensemble.
Les Juifs ont commencéj depuis, '1$ retour de la captivité de Babyîone, à ne plus se servir de leurs caractt'rêi anciens, qui sont ceux qu'on appelle maintenant samaritains. -^
Les Juifs n*ont commencé, qu'au cinquième siècle depuis J.-C, à se servir des points pour marquer les voyelles.
Ces propositions se contredirent selon l'un et l'autre rapport aux deux temps différents. Ainsi il y en a qui contredisent cette dernière, en prétendant, quoique faussement, que les Juifs ont toujours eu l'usage des points, au moins pouf les livres, et qu'ils étaient gardés dans le temple; et d'autres le confrcdiseut, en prétendant, au contraire, que l'usage des points est mèmeV^s nouveau que le cinquième siècle.
Réflexion générale.
Quoique nous ayons montré que les propositions exclusives, exceptives, etc., pouvaient être contredites en plusieurs manières, il est vrai néanmoins que quand on les nie -implemcnt sans s'expliquer davantage, la négation tombe naturellement sur l'exclusion, ou l'exception, ou la comparaison, ou le changement marqué par les mots de commencer et de cesser. C'est pourquoi, si une personne croyait qu'Épicure n'a pas mis le souverain bien dans la v>*lupté du corps, et qu'on lui dit que le